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Charest veut que l'OIF accouche de projets concrets pour réduire les GES

Presse Canadienne Article mis en ligne le 30 septembre 2008 à 23:00
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QUEBEC - Le Sommet de la Francophonie devra accoucher de projets concrets pour réduire les gaz à effet de serre, a déclaré mercredi le premier ministre Jean Charest.
Lors de cette rencontre de chefs d'Etat et de gouvernement francophones provenant de tous les continents, qui se tiendra à Québec dans deux semaines, il sera question d'environnement pour la première fois.
M. Charest a affirmé qu'il fallait profiter du fait que l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF) est composée de pays des hémisphères Nord et Sud pour lancer des projets conjoints.
"J'aimerais qu'on puisse en ressortir avec du concret et qu'on puisse parler au nom des pays du Nord et du Sud qui ont des choses à proposer pour, par exemple, réduire les gaz à effet de serre", a dit M. Charest lors d'un point de presse.
Le premier ministre, qui a répondu aux questions des journalistes après avoir rendu visite à des écoliers travaillant sur un projet de la Francophonie, a toutefois précisé que le Sommet, qui aura lieu trois jours après l'élection fédérale du 14 octobre, ne devrait pas servir à faire le procès de quiconque sur le plan environnemental.
"On ne peut pas parler d'environnement sans parler de la réduction des gaz à effet de serre, ce serait insensé, a-t-il dit. En même temps, on ne s'attend pas à régler la question du post-Kyoto, on n'en est pas là. Alors on rassure tout le monde, on ne fera pas le procès de quiconque."
Au cours des dernières années, l'environnement a été un sujet de divergences entre le gouvernement de M. Charest et le gouvernement fédéral du chef conservateur Stephen Harper, qui est actuellement en campagne électorale.
Contrairement à Ottawa, qui sera représenté au Sommet par le prochain premier ministre fédéral, le gouvernement québécois s'est engagé à atteindre les objectifs de réduction de GES prévues par le protocole de Kyoto.
M. Charest a affirmé que lors du Sommet, une nouvelle formule permettra aux chefs d'Etat et de gouvernement d'échanger directement leurs points de vue.
"(C'est pour) avoir une formule plus dynamique, qui nous amènera à confronter nos idées et à en ressortir, avec un peu de chance, avec des projets concrets", a-t-il dit.
Par ailleurs, alors que les sondages placent les libéraux provinciaux en position majoritaire, M. Charest est resté prudent dans ses commentaires.
"Je fais toujours attention aux sondages", a-t-il dit.
Le ministre de l'Agriculture, Laurent Lessard, a quant à lui affirmé qu'il était toujours en mode électoral.
M. Lessard, qui est député de Frontenac, a indiqué que si des élections étaient déclenchées, il serait prêt.
"S'il y avait une élection demain, on irait, a-t-il dit avant d'entrer au conseil des ministres. On est en mode électoral 365 jours par année."
Un sondage CROP publié mardi indique que la popularité du premier ministre Jean Charest atteint un sommet, à 41 pour cent, soit une hausse de 2 points depuis le mois dernier, et de 19 points depuis un an.
L'enquête, réalisée entre le 18 et le 28 septembre, place aussi les libéraux en position de récolter un mandat majoritaire, ce qui leur a échappé aux dernières élections provinciales.
La satisfaction à l'égard du gouvernement est aussi en hausse, indique l'enquête d'opinion.
Ces données s'ajoutent aux déclarations de M. Charest qui, la fin de semaine dernière, a cessé d'écarter la possibilité d'un déclenchement d'élections cet automne, en plus d'adopter un ton plus nationaliste, notamment face à Ottawa.
Selon le sondage de CROP, après répartition proportionnelle des indécis, les libéraux récolteraient 41 pour cent, en baisse d'un point depuis le mois dernier.
Les péquistes stagnent à 32 pour cent, tandis que les adéquistes récoltent 16 pour cent des intentions de vote, un recul d'un point depuis un mois.
Au chapitre de la popularité, la chef péquiste Pauline Marois obtient 32 pour cent des suffrages, tandis que le chef adéquiste Mario Dumont se situe à 16 pour cent.
Le sondage a été mené auprès de 1000 répondants. Sa marge d'erreur est de 3 pour cent, 19 fois sur 20.
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