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Journal de Rosemont / Petite-Patrie
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Une communauté juive hassidique traîne Val-Morin en Cour suprême

Presse Canadienne Article mis en ligne le 22 juin 2008 à 0:00
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MONTREAL - La communauté juive hassidique de Val-Morin, dans les Laurentides, qui conteste des règlements municipaux de zonage l'obligeant à cesser d'utiliser deux de ses chalets comme synagogue et école, porte sa cause devant la Cour suprême du Canada.
Les bâtiments qui hébergent la synagogue et l'école sont situés sur des terrains résidentiels.
En avril dernier, la Cour d'appel du Québec avait confirmé une décision antérieure de la Cour supérieure du Québec qui donnait raison à la Ville, en stipulant que le règlement municipal est clair et que les édifices ne sont pas conformes aux règlements de zonage locaux.
La municipalité faisait aussi valoir que la communauté hassidique a menti au sujet de l'utilisation des chalets lorsqu'elle a sollicité ses permis.
Mais l'avocat de la communauté, Julius Grey, estime qu'il n'y a pas lieu de tenir compte de cet argument, puisqu'il s'agit d'une cause portant sur un droit garanti par la Charte. Supposons que c'est le cas, est-ce que le fait de ne pas avoir dit la vérité devrait nous priver d'un droit? demande-t-il. A son avis, la synagogue et l'école devraient être exemptées de l'application du règlement municipal.
Des membres de la communauté hassidique de Montréal passent leurs vacances estivales à Val-Morin, à 90 kilomètres au nord-ouest de Montréal, depuis plus de 20 ans. Entre 40 et 50 familles séjournent habituellement huit semaines au camp.
Le maire de Val-Morin, Jacques Brien, dit que sa municipalité a dépensé plus de 100 000 $ en frais d'avocat dans cette affaire, et il estime que la communauté hassidique en a déboursé tout autant. Selon lui, les voisins de la synagogue et de l'école se plaignent de la circulation et du bruit accrus dans leur quartier.
La Ville n'a rien contre la religion, précise-t-il. Elle souhaite simplement que les édifices en cause soient au bon endroit.
Selon lui, les juifs hassidiques possèdent près de 175 000 mètres carrés de terrains dont le zonage est institutionnel, à moins d'un kilomètre du terrain litigieux. Il suffirait qu'ils demandent un permis de construire une synagogue sur cette propriété pour que la Ville le leur accorde, a-t-il affirmé.
Le président de la congrégation hassidique, Jacob Binet, a soutenu dimanche que les familles n'ont d'autre choix que d'aller de l'avant avec leur cause devant les tribunaux.
©Tous droits réservés, nouvelles de la Presse Canadienne

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