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Journal de Rosemont / Petite-Patrie
Politique Provinciale
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Nicolas Girard, fidèle à lui-même

Le député de Gouin se range derrière Pauline Marois

Louise Potvin par Louise Potvin
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Article mis en ligne le 28 mai 2007 à 9:00
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Nicolas Girard, fidèle à lui-même
André Boisclair a pris la bonne décision, au nom du parti et de l’intérêt national», soutient Nicolas Girard. (Photo: Régent Gosselin)
Nicolas Girard, fidèle à lui-même
Le député de Gouin se range derrière Pauline Marois
Il se dit déçu, attristé, mais pas amer. Encore aujourd’hui, Nicolas Girard déroule le tapis rouge devant André Boisclair, «un politicien talentueux» qui a notamment su rajeunir le parti. Cependant, par souci d’aller de l’avant avec le projet souverainiste, le député de Gouin tourne la page et se range maintenant derrière Pauline Marois.
Pendant la bourrasque qui a précédé la démission d’André Boisclair, à la tête du PQ, Nicolas Girard figurait parmi les plus grands supporters du chef contesté.

Se serait-il «peinturé dans le coin»? «Non. Partout dans Gouin, les gens me remercient d’avoir été loyal envers André Boisclair. La loyauté en politique est une grande qualité: j’ai personnellement signifié à Pauline Marois que j’aurais envers elle cette même loyauté.»

C'est que, en tant que social-démocrate et souverainiste, M. Girard demeure d’abord et avant tout fidèle à ses convictions profondes. «Cela va me guider tout au long de mon engagement politique.» Et présentement, Pauline Marois «avec son programme et ses idées» est la seule candidate dans le paysage politique capable de rallier toute la famille péquiste sous un même parapluie, juge le jeune député.

Car il y a bel et bien péril en la demeure: «Le Parti québécois a perdu plus de 600 000 voix depuis 1994. Le PQ doit se repositionner et tous les militants ont intérêt à marcher dans la même direction», affirme Nicolas Girard.
Une amitié vieille de 15 ans
Nicolas Girard et André Boisclair sont de vieux compagnons de route. Leur première poignée de main remonte à 1989, au centre Paul-Sauvé. Boisclair entamait son premier mandat dans Gouin. Le nouvel élu avait alors 23 ans, le jeune loup, 17.
Par la suite, M. Girard a notamment agi à titre d'attaché de presse pour le ministre Boisclair et a vécu à ses côtés le référendum sur l’accord de Charlottetown. M. Girard rappelle le parcours de son collègue: ministre pour la première fois à l'âge de 28 ans, instigateur de la Politique de l'eau comme du programme Solidarité jeunesse, «toujours en vigueur». Son bref passage à la tête du PQ laissera aussi des traces positives. Avec lui, c'est toute une nouvelle génération qui est venue gonfler les effectifs du parti. «Dans Gouin – le 2e comté en importance pour son membership au Québec – 40% des membres ont moins de 35 ans», souligne Nicolas Girard.

Ce dernier a eu l'occasion de discuter avec André Boisclair au lendemain de sa démission. Envisagerait-il un retour dans l’arène politique? Là-dessus, le député de Gouin demeure discret, se limitant à dire qu'André Boisclair n'aura aucune peine à trouver sa niche. «À 41 ans, il a un bel avenir devant lui.»
«La loyauté en politique est une grande qualité.» @CSi:Nicolas Girard

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