Ils sont jeunes, ils sont ambitieux et doués, mais surtout, ils pourront demeurer à Rosemont–La Petite-Patrie. Pour eux, la possibilité de s'intégrer au Campus de la technologie de la santé, initiative de la Corporation de développement économique communautaire (CDEC) Rosemont–La Petite-Patrie, tombe à pic.
(Photo: Éric Carrière)
Attirer les cerveaux
Le futur Campus des technologies de la santé (CTS), au 5800 Saint-Denis, comme solution à l'exode des cerveaux? Peut-être bien que oui...
L'option semble drôlement alléchante pour Simon Leblond, 26 ans et Simon Coutu, 25 ans, à la tête de SCL Medtech, entreprise qui compte en tout huit jeunes fous de la puce électronique. Et visiblement, ils ne sont pas près de tirer leur révérence.
Le projet entourant le CTS, en droite ligne avec le concept de grappe industrielle chère à Gérald Tremblay, maire de Montréal, prend de plus en plus forme. SCL Medtech compte parmi les premières entreprises invitées à s'établir au 10e et 11e étage de l'ancienne Place de la mode.
La semaine dernière, l'entreprise – située actuellement à quelques étages plus bas – lançait le SCL GenaSIC et le SCL GenaSOL. Ces deux appareils hautement sophistiqués ont été conçus en étroite collaboration avec l'Institut de recherche Robert-Sauvé en santé et en sécurité du travail (IRSST) et l’Hôpital du Sacré-Cœur.
Ces petits joujoux placent le Québec et le Canada en position de leader mondial dans le domaine de recherche en santé, en milieu de travail, en milieu urbain ou rural.
Un exemple. La compagnie Bayer veut tester la performance des masques de protection que portent les travailleurs appelés à utiliser sa dernière ligne de peinture? La découverte de SCL Medtech permettra de recréer, en circuits fermés, le cocktail qui flotte dans l'air. Les filtres ainsi exposés à cette soupe fourniront des données fiables.
Le procédé existait déjà, l'équipe de Rosemont l'a amélioré et miniaturisé. «Au lieu d'amener des instruments de mesure dans un lieu donné, on recrée l'environnement dans la machine», explique Simon Leblond, le directeur général de l'entreprise. Leur découverte pourrait-elle devenir un allié contre le bioterrorisme? «C'est l'un des projets que nous avons avec le Centre national de la recherche scientifique, dévoile-t-il.
(Photo: Éric Carrière)