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«Les libéraux ont réalisé 71 M$ d'économie sur le dos des étudiants.»

Nicolas Girard, député de Gouin

Louise Potvin par Louise Potvin
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Article mis en ligne le 1 juillet 2007 à 10:00
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«Les libéraux ont réalisé 71 M$ d'économie sur le dos des étudiants.»
Nicolas Girard, député de Gouin
La session parlementaire à l’Assemblée nationale s'est terminée le 21 juin. Pour Nicolas Girard, porte-parole péquiste en matière d'éducation, cette période a été marquée par la découverte d'une note interne concernant le régime des prêts et bourses. Un document qui a fait bondir le député de Gouin.
«Le Parti libéral réalise des économies sur le dos des étudiants», a dénoncé, le 26 juin, Nicolas Girard en entrevue téléphonique avec le Journal de Rosemont–Petite-Patrie. Le député de Gouin a raconté avoir mis la main sur une note interne du ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport (MELS) stipulant que ces quatre dernières années, les montants accordés aux étudiants bénéficiaires des prêts et bourses n’avaient pas tenu compte de l’indexation des frais de subsistance – par exemple, la nourriture, le logement, le transport. Visiblement, on s’apprêtait à répéter cette situation, a avancé M. Girard.

Le 11 juin, lors de l’étude des crédits, il confrontait la ministre Michelle Courchesne sur ce terrain. «Le MELS a fait 71 M$ sur le dos des étudiants. Comment ce gouvernement peut-il expliquer à la population qu'il n’arrive pas à indexer les prêts et bourses alors qu’il accorde 500 M$ en baisses d’impôts aux personnes qui gagnent 75 000 $ et plus. C'est désolant: il y a plus d'avantages pour un jeune d’être prestataire de l’aide sociale que de recevoir des prêts et bourses.»
Nouveau régime
Le 28 juin, la ministre de l'Éducation, Michelle Courchesne, annonçait des modifications prévues au régime des prêts et bourses. Pour 2007-2008, ces changements représenteront un investissement de 31,2 M$. La stratégie comprend notamment l'indexation, pour l’ensemble des bénéficiaires, du montant des dépenses reconnues chaque mois aux étudiants pour leurs frais de subsistance. Cette mesure est évaluée à 11 M$ pour l’année 2007-2008.
Plusieurs fédérations étudiantes se sont dites déçues du nouveau régime. Pour Karine Millaire, présidente de la Confédération des associations des étudiants de l'Université Laval, toutes ces mesures ne sont que «des miettes», en comparaison aux 71 M$ économisés par le gouvernement ces quatre dernières années.
Du pain sur la planche
Pour M. Girard, il demeure impératif de donner un sérieux coup de barre pour redresser le navire. «Au 31 août 2006, les universités québécoises faisaient face à une dette historique de 337 M$ et aujourd’hui, on franchit le cap des 400 M$. Du jamais vu», a-t-il exposé. «L’avenir du Québec repose sur sa capacité à investir dans la matière grise, a-t-il dit. Il faut faciliter la vie aux jeunes afin qu’ils réussissent à décrocher leurs diplômes.»

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