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Une image à refaire sur la Plaza

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Article mis en ligne le 15 août 2007 à 8:00
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Une image à refaire sur la Plaza
(Photo: Éric Carrière)
Une image à refaire sur la Plaza
L'image négative qui colle à la peau de la Plaza Saint-Hubert a la vie tenace. La rue commerciale est victime de cette réputation de centre de commerces <@Ri>cheap<@4p> dont elle a encore du mal à se défaire.
L'origine de la Plaza Saint-Hubert remonte à l'année 1951 lorsque la première rôtisserie Saint-Hubert s'installe au 6335 de la rue Saint-Hubert. En peu de temps, la rôtisserie se crée une formidable réputation, en livrant notamment des boîtes de poulet aux animateurs de Radio-Canada lors du Téléthon, et en installant la première publicité au néon dans la rue.

À la fin des années 1950, les commerces se multiplient sur la rue Saint-Hubert. Ils arborent des marques fameuses telles que Lambert, Greenberg, Sauvé ou encore Dionne. L'endroit devient très vite assez populaire.
Mauvaise réputation
Le quartier Saint-Hubert se développe autour des shops Angus qui emploient 14 000 personnes. Dès la fin de la Seconde Guerre mondiale pourtant, les usines Angus, liées au trafic ferroviaire, sont concurrencées par le pétrole, et finissent par fermer dans les années 1960.

À partir des années 1980, le Canada entre de plus dans une période de récession et de crise économique et le quartier souffre d'un taux de chômage qui est l'un des plus élevés de Montréal.

La Plaza Saint-Hubert voit se multiplier les boutiques bon marché, comme les magasins à 1 $ ou ceux de l'Armée du Salut et est rapidement connue pour cela. Les clients viennent de tout le pays, et même d'au-delà la frontière pour louer des robes de mariée et des tuxedos à bas prix.
Des outils de revitalisation
C'est en 1981 que la SDC Saint-Hubert est créée. Elle se donne pour but d'encourager la création de commerces dans le quartier afin de le redynamiser. «La SDC propose alors des formations aux commerçants pour se perfectionner là où ils sont forts, et les aider là où ils ont des difficultés», explique Mike Parente. La société apporte également des informations sur la mise en marché et sur les différents commerces.

Puis, en 1990, un autre outil est créé pour aider à la revitalisation du quartier: la CDEC. Composée de résidants, de commerçants et d'élus, elle constitue «une structure pour soutenir le développement local», affirme Jean François Lalonde, le directeur général. La corporation encourage le développement commercial de la Plaza Saint-Hubert, comme la SDC, en finançant la création d'entreprises et en soutenant l'emploi.

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