Quand les bénévoles sortent des écoles
Autre maman, autre école, autre combat. Annie Fontaine, porte-parole de l'organisme de participation des parents (OPP) de l'école Saint-Arsène fait partie du groupe qui a milité pour la réduction la vitesse sur l'avenue Christophe-Colomb. Leur ténacité a porté ses fruits. Les mesures mises en place profitent aujourd'hui à l'ensemble de la communauté.
Ce combat a duré 10 ans et a mobilisé les énergies de dizaine de parents de plusieurs écoles. Annie Fontaine a commencé à s'impliquer il y a deux ans. Elle a été à la tête d'une grande mobilisation visant la mise en place de mesures d'apaisement de la circulation, manifestation qui a, au printemps dernier, retenu l'attention médiatique. Les demandes des parents ont finalement eu une oreille attentive des élus de Rosemont–La Petite-Patrie.
Aménagement d'un mail central, limitation de la vitesse à 50 km/h partout sur l'artère, installation d'une stèle – panneau indiquant la vitesse à laquelle le conducteur roule – surveillance policière accrue... Les parents ont vraiment fait la différence dans ce dossier, croit Mme Fontaine.
Pourquoi elle et les autres militants ont-ils mis autant d'énergie dans cette cause? «On le fait finalement parce qu'on a le goût de vivre une véritable vie de quartier», résume Annie Fontaine.
Et la maman bénévole continue de garder l'œil. «Quand la stèle tombe en panne, ce qui arrive à l'occasion, j'appelle directement le maire Lavallée! Il me connaît bien maintenant», rigole Annie Fontaine.
Annie Fontaine et son fils Ludovic devant le monument de la victoire! Au moment de prendre la photo, la stèle, rue Christophe-Colomb, était en panne. Un petit coup de téléphone a sûrement déjà retenti dans les bureaux de l'arrondissement! (Photo: Éric Carrière)