Les ingrédients du succès du CRAC? La participation de plusieurs partenaires du quartier, l’appui exceptionnel du comité organisateur et la présence des 22 bénévoles qui ont investi pas moins de 200 heures de travail en 5 semaines.
(Photo: Éric Carrière)
Bilan du Magasin-Partage de La Petite-Patrie
Pour une quatrième année consécutive, le Centre de ressources et d’action communautaire de La Petite-Patrie (CRAC) a réalisé, les 21 et 22 août, un Magasin-Partage de la rentrée. En tout, 247 enfants du quartier ont reçu des articles scolaires ainsi que des denrées périssables et non périssables.
Le CRAC a reçu l'appui du Regroupement des Magasins Partage de l’île de Montréal afin de garnir le sac à dos et la boîte à lunch de 217 enfants. «Le CRAC a aussi fait des achats supplémentaires pour finalement desservir 247 enfants, soit 137 familles du quartier», un petit plus rendu possible grâce à l’appui financier de la Caisse Desjardins De Lorimier, fait valoir Bessy Hernandez, coordonnatrice de l'événement.
«Chaque année, la rentrée scolaire est un véritable casse-tête financier pour beaucoup de familles de notre quartier, poursuit-elle. Les parents ont déjà beaucoup de difficulté, chaque mois, à joindre les deux bouts. Le mois de la rentrée scolaire ne fait qu’exacerber ces difficultés financières et ajoute un stress énorme aux familles.»
Quelques statistiques
Parmi les enfants qui ont reçu un support cette année, la plus forte proportion, soit 36%, était âgée entre 9 et 11 ans. On note aussi que, sur les 137 familles qui ont bénéficié de l'aide offerte dans La Petite-Patrie, 75 venaient au Magasin-Partage de la rentrée pour la première fois. Une proportion deux fois supérieure à celles qui y revenaient pour une troisième fois.
Un signe que la situation financière de ces personnes s'est améliorée? «Au contraire, nous ne pensons pas que ce soit encourageant. C'est rare que les gens ne viennent plus parce que leur condition s'est améliorée. Ça pourrait plutôt vouloir dire que ces familles ont tout simplement quitté le quartier à cause de l'augmentation du coût des loyers qui a fait un bond ces dernières années», analyse Mme Hernandez.
(Photo: Éric Carrière)