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Journal de Rosemont / Petite-Patrie
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Entrer dans la murale

Article mis en ligne le 28 janvier 2008 à 15:27
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Entrer dans la murale
Rafael Sottolichio et son fils, au cœur de l'immense murale installée au centre Père-Marquette. (Photo:Éric Carrière)
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Le 24 janvier, l'arrondissement de Rosemont–La Petite-Patrie inaugurait une œuvre d'art public installée au centre Père-Marquette situé au 1600, rue Drucourt. La maison que nous avons bâtie de l'artiste Rafael Sottolichio, a été réalisée à la suite du concours l'Art public dans les arrondissements de Montréal
André Lavallée, maire de l'arrondissement, s'est montré heureux que le centre Père-Marquette abrite maintenant une œuvre d'une telle qualité «dont le caractère familial témoigne de la qualité de vie que nous voulons offrir aux citoyens de Rosemont–La Petite-Patrie». Il a également souligné la pertinence de l'initiative l'Art public dans les arrondissements de Montréal dont l'objectif est de permettre une plus grande accessibilité des Montréalais aux arts et à la culture et, à cet égard, il a salué l'expertise du Bureau d'art public de la Ville dans l'encadrement de tels projets.

«Rafael Sottolichio a fait preuve d'une grande compréhension de ce qu'est un espace public en créant une œuvre unique en fonction du centre Père-Marquette qui s'en trouve transformé et habité par ses personnages. Dans cet espace sans fenêtres, l'œuvre offre un regard, une ouverture grâce à ses trouées et à ses fenêtres», a commenté Gilles Grondin, responsable de la culture à l'arrondissement et conseiller du district du Vieux-Rosemont
L'œuvre
L'œuvre murale est composée de cinq panneaux de contreplaqué, recréant en peinture l'espace même où elle est installée proposant ainsi un effet de mise en abyme. Représentant une multitude de personnages sur des plans distincts, cette fresque se penche sur l'aspect historique de la famille en évoquant les différents âges de la vie.
Construite à partir de modèles photographiques, la murale affiche un vaste éventail de techniques : du réalisme photographique à la peinture abstraite. Ce décor ponctué de trouées laisse apparaître des détails architecturaux comme l'ancienne usine Angus, une verrière du Jardin botanique et des structures d'acier d'édifices en construction.
L'artiste
Rafael Sottolichio est né Santiago au Chili en 1972 et habite Montréal depuis 1975. Il est bachelier en arts visuels de l'Université du Québec à Montréal. Boursier du Conseil des arts du Canada et du Conseil des arts et des lettres du Québec, son parcours artistique est déjà jalonné d'une vingtaine d'expositions solo et en groupe.
Cet artiste explore les diverses modalités d'expression de la peinture à partir de clichés photographiques. Il reprend dans sa pratique les thèmes du rapport entre l'espace et le sujet qui l'habite. Pour ce faire, Rafael Sottolichio met en scène des personnages dans des environnements réels ou entièrement imaginaires. De facture réaliste ou simplement évoqués par une silhouette, ces personnages créent des situations d'étrangeté par leur attitude envers l'environnement dans lequel ils sont inscrits.

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