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Bois-des-Pères: Tout est à refaire

Louise Potvin par Louise Potvin
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Article mis en ligne le 6 février 2008 à 8:00
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Bois-des-Pères: Tout est à refaire
Le document Parc du Bois-des-Pères: Problématiques liées à l'aménagement et à la gestion du parc passe au crible le travail du CÉGM. Il sera sous peu disponible sur le site internet de l'arrondissement. (Photo: Archives)
Bois-des-Pères: Tout est à refaire
Sentiers mal en point, plantation d'espèces nuisibles, état lamentable du mobilier urbain... Pratiquement tout le travail réalisé par le Comité écologique du grand Montréal (CÉGM) dans le parc du Bois-des-Pères est à refaire. C'est la conclusion à laquelle on en vient rapidement à la lecture du rapport de la firme PIUZE et le Goupe DESFOR, en collaboration avec la Direction des grands parcs de la Ville de Montréal.

Pendant presque 10 ans, le CÉGM a œuvré dans le petit boisé de six hectares enclavé entre l'Hôpital Maisonneuve-Rosemont, la résidence des pères franciscains, la rue Dickson et la Place Jumonville. Au printemps dernier, ce même organisme remportait un Phénix de l'environnement, une distinction québécoise pour le travail de restauration accompli.

Un peu avant Noël, l'organisme a pourtant été «remercié» de ses services. L'arrondissement a spécifié qu'il prendrait le relais dans ce dossier «avec l'appui des spécialistes des services corporatifs concernés», rapportait le Journal de Rosemont–La Petite-Patrie dans son édition du 23 janvier.

Le document d'une trentaine de pages, déposé devant le conseil d'arrondissement de janvier, vient apporter du poids à la décision de l'équipe d'André Lavallée, maire de Rosemont–La Petite-Patrie.
La coulée Dickson
Parmi ses actions, le CÉGM s'est affairé à faire revivre la coulée Dickson, autrefois alimentée en eau par le ruisseau Molson. Afin de réintroduire batraciens et salamandres, le CÉGM souhaitait que l'arrondissement raccorde le ruisseau desséché à l'aqueduc. L'arrondissement n'a pas accédé à cette demande.
Avec raison? Là-dessus, le rapport est on ne peut plus clair. L'étang aménagé au pied de la coulée n'aurait pas besoin d'un apport en eau continue: «le bassin versant actuel, sous réserve de confirmation de sa superficie, pourra maintenir dans l'étang un niveau d'eau suffisant pour satisfaire aux objectifs fauniques.» On recommande donc de ne pas donner suite au projet, tranche le rapport.

«Le CÉGM faisait des interventions aléatoires. Nous leur avons maintes fois demandé de nous soumettre leur plan d'action sur les phases à venir: ils ont toujours refusé. Le Comité écologique considérait que leurs documents étaient privés», a déploré Carle Bernier-Genest, conseiller dans le district de Marie-Victorin et responsable de l'Environnement à l'arrondissement.

Bien qu'il ait réalisé des initiatives intéressantes, le CÉGM a néanmoins commis des erreurs, a souligné au trait rouge M. Bernier-Genest.

On juge que seulement 7% des quelque 1 540 mètres de sentier – en terre battue et initialement recouverts de copeaux de bois – sont en bon état. On a aussi planté «par erreur» des arbres et arbustes non indigènes et introduit des vignes envahissantes, a précisé le conseiller de Marie-Victorin. Bref, l'argent investi dans ce projet l'a été en pure perte. «On est obligé de pratiquement tout refaire» a indiqué M. Bernier-Genest.
Le torchon brûlait depuis longtemps
Du côté du Conseil régional environnemental (CRE) de Montréal, on est loin de jeter complètement la pierre au CÉGM. Quel était son mandat initial? De quelles ressources financières disposait-il?, a commenté André Porlier, directeur général du CRE-Montréal.

M. Porlier a souligné ne pas avoir pris connaissance du document pondu par les experts mandatés par la Ville. Il a cependant rappelé qu'il est de notoriété publique que le torchon brûlait depuis longtemps entre le CÉGM et les élus de l'arrondissement. Selon lui, l'arrondissement aurait avantage à travailler en partenariat avec le CÉGM «afin de bonifier et mettre en valeur le Bois-des-Pères», a-t-il simplement dit.
Carle Bernier-Genest n'a pas totalement écarté cette option. L'arrondissement souhaite que les riverains du site (le HMR, les résidants de la Place Jumonville, par exemple) et des organismes locaux mettent la main à la pâte dans ce dossier. Un plan d'action sera déposé, des interventions seront entreprises dès cette année, et les moyens financiers seront au rendez-vous, a résumé Carle Bernier-Genest.

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Noel Janvier

Commentaire mis en ligne le 8 février 2008
Le boisé des pères avait trois avenirs avant le projet développé par le CÉGM :


a) être vendu et rasé au titre de la réserve domiciliaire qu'il était, dans un quartier en plein développement;

b) demeurer un dépotoir à ordures (que nous avons extirpées du milieu, aucune mention n'en figure au rapport) et un lieu de prostitution n'attirant pas vraiment un public familial;


c) séduire des citoyens de l'arrondissement et d'ailleurs et les motiver à monter un projet de protection avec des professionnels, en allant solliciter des fonds extérieurs à la ville et en investissant beaucoup de temps, de sueur, de sang et de passion.

Les commentaires peuvent m'être adressés personnellement, à partir du moment ou une partie de mon travail est discréditée je possède un droit de réponse (message à qui de droit).

Noel Janvier

Commentaire mis en ligne le 6 février 2008
Plusieurs éléments du rapport soulignent les actions positives entreprises par le CÉGM.

Certaines informations du rapport sont mensongères ou non vérifiées: à votre décharge la journaliste n'est ni scientifique ni expérimentée dans le domaine, mais elle n'a apparement cherché à s'enquérir ni du sérieux de ses sources, ni des conclusions que pourraient livrer une contre-analyse.

NDLR

Je me permets de vous répondre que je n'ai que rapporté les éléments du rapport sur le Bois-des-Pères, voilà mon rôle. Si le rapport est mensonger, comme vous l'affirmez (Êtes-vous écologiste? Avez vous pris connaisance de ce rapport qui n'est pas encore public? D'où tenez - vous vos informations? ) il n'est pas de mon ressort de le prouver. Je ne suis que journaliste, et à ce titre, je rapporte les faits qu'on me soumet. Si ce rapport n'est pas sérieux, il a coûté près de 20 000 $ à réaliser (insinuez-vous que la firme PIUZE et le groupe DESFOR sont des menteurs?) c'est sans compter le salaire du personnel de la Division des grands parcs de Montréal (encore des menteurs?) , qui a collaboré à l'ouvrage. Sous - entendez-vous que Carle Berner-Genest , conseiller municipal , responsable de l'Environnement à l'arrondissement , parle aussi à travers son chapeau?

Aurais-je dû soumettre ce rapport en contre - expertise ? Aussi bien dire que j'aurais dû aussi remettre en question le Phénix que le CÉGM a remporté alors. Oui, les avis peuvent diverger lorsque l'on parle des meilleurs méthodes à adopter, des meilleures décisions à prendre pour la sauvegarde de notre patrimoine vert , mais malheureusement l'écologie n'est pas une science exacte.

Désolé, mais vous ne vous attaquez pas à la bonne personne.



Noel Janvier

Commentaire mis en ligne le 6 février 2008
Diffamations.

Imputabilité.

Chez nos voisins


La question du net