La préparation des repas peut être positive et se dérouler dans la joie avec ses mousses!
(Photo: Jacques Pharand)
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PLEINS FEUX SUR LA NUTRITION
La cloche sonne, il est 16h. Émile, âgé de 6 ans, attend sa mère avec impatience au service de garde de son école. L’estomac dans les talons, il salive à l’idée d’accompagner sa mère au service à l’auto d’un restaurant minute, où il pourra savourer, comme chaque vendredi, ses petits biscuits en forme d’animaux ainsi que sa boisson aux fruits préférée. Par la suite, il imagine qu’il pourra jouer à son jeu favori à l’ordinateur, et ce, sans restriction. Après tout, il débute un congé...
Josiane, sa mère, exténuée de sa semaine de travail se promet une semaine de relâche bien méritée. Depuis quelques semaines, elle réfléchit aux moyens de modifier son rythme de vie. À partir de maintenant, elle veut prendre le temps de cuisiner en famille et veut s’accorder un moment privilégié. Afin de susciter l’intérêt de son fils, elle lui propose, dans la voiture, une sortie au marché public pour effectuer les emplettes pour le souper. Déçu, Émile démontre un brin de frustration. Il boude pendant quelques instants. Pour remédier au problème et pour calmer la faim de son fils, Josiane décide de lui acheter des noix comme collation. Une fois rassasié, Émile retrouve sa bonne humeur et discute avec sa mère des projets de la semaine de congé.
Émile est ébloui par les couleurs, les odeurs et les nouveaux aliments inconnus qui s’offrent devant lui. Piqué par la curiosité, il touche et sent les aliments. Il ose même poser des questions aux commis. Josiane est satisfaite de la réaction de son fils. Son objectif de découverte est atteint. Il ne reste maintenant qu’à lui proposer de choisir des aliments qui pourront être intégrés aux recettes des prochains jours. Impliquer son fils au choix des aliments est une première étape franchie. Comme deuxième étape, elle entrevoit demander à Émile de participer à la préparation des repas familiaux. Voilà enfin une amorce pour modifier son rythme de vie.
Cette mise en situation peut vous sembler banale mais elle peut être un point de départ aux modifications de vos habitudes alimentaires familiales. En effet, impliquer les enfants dans la préparation des repas peut s’avérer bénéfique à plusieurs niveaux, tant pour les enfants que pour les parents.
Goûter à de nouveaux aliments
Pour les enfants, le fait de goûter en bas âge à de nouveaux aliments les rendra plus ouverts à la nouveauté. Cependant, il ne suffit pas de faire goûter à une seule reprise à un nouvel aliment pour que les enfants acceptent de les intégrer régulièrement dans leur assiette. Persévérer, oser leur présenter le même aliment de façon différente, en variant, par exemple, la forme, la texture ou les recettes.
Comme les enfants apprennent par le jeu, utilisez ce moyen pour les atteindre. Par exemple, vous pourriez faire un jeu de devinettes (avec les aliments) ou même fabriquer des objets (véhicules, animaux, clowns) à l’aide de légumes, de fruits ou autres. C’est attrayant, ils seront plus intéressés à en faire l’essai. Nous vous invitons à consulter ce site pour des exemples :
www.msss.gouv.qc.ca
Préparer les repas dans la joie
N’hésitez pas à solliciter leur participation au choix des recettes et à la préparation des repas. Les impliquer sera positif pour leur autonomie. Initiez-les lorsque vous aurez du temps à leur accorder, par exemple, faites les rechercher des recettes à l’ordinateur. Demandez leur collaboration à la préparation des crêpes du dimanche (casser les oeufs, brasser les ingrédients ou même mesurer les quantités). Plus vous les valorisez et les supportez dans l’application de ces petites tâches, plus ils seront tentés par la suite de vous aider. Vous pourriez même vous permettre de rêver, un jour, qu’ils apportent votre petit déjeuner au lit.
Pour les parents, la préparation des repas peut s’avérer une corvée répétitive qui peut susciter du stress et des tensions familiales. Cette activité peut être toutefois positive, si on lui consacre suffisamment de temps et d’énergie. Certains parents qui désirent intégrer des activités de rapprochement avec leurs enfants, malgré leur horaire surchargé, peuvent profiter de cette occasion pour maximiser leur temps en combinant la corvée des repas et un moment privilégié en famille. Il faut qu’elle soit intégrée à la routine familiale pour créer un moment d’échanges et de partage. Ainsi, vous serez plus disponibles et réceptifs aux critiques. Voilà une bonne façon d’inculquer de saines habitudes de vie à vos enfants.
Surtout, n’oubliez pas que vos enfants apprennent par imitation, soyez leurs modèles. Alors pourquoi ne pas profiter de cette semaine de relâche pour effectuer quelques essais…
Écrit par: Josée Buchanan, nutritionniste, CLSC Rosemont, et
Catherine Lafond, nutritionniste, Bouffe Action de Rosemont
(Photo: Jacques Pharand)
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