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Journal de Rosemont - La Petite-Patrie
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Des petits bonheurs qui donnent le goût de vivre…

André Desroches par André Desroches
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Article mis en ligne le 4 avril 2008 à 12:06
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Des petits bonheurs qui donnent le goût de vivre…
Un groupe d'élèves de 5e année de l'école Saint-Étienne a ajouté sont petit grain de sel lors du dévoilement de la programmation de la Semaine du Goût de Vivre. Ils ont interprété une chansons traitant d'environnement. (Photo : Jacques Pharand)
Des petits bonheurs qui donnent le goût de vivre…
«Pour moi, le bonheur, c'est aller à Sherbrooke avec mes parents pour voir mes grands-parents», confie ce jeune élève. «Pour moi, c'est voir des personnes heureuses», avoue candidement cet autre. Chacun a sa prescription. «C'est faire des biscuits avec maman.» «C'est faire un bonhomme de neige.» «C'est tout simplement regarder le ciel.» Les petits bonheurs, c'est un beau remède pour les coups de cafard !

Et les partenaires du Programme du Goût de Vivre le savent bien, eux qui ont retenu le thème «Voici mes p’tits bonheurs…» pour la Semaine du Goût de Vivre, qui se déroulera du 7 au 11 avril. «Les petits bonheurs, c'est important pour se construire», a rappelé Lise Petitclerc, de la Table de concertation Jeunesse Villeray – La Petite Patrie, lors du dévoilement de la programmation de cette semaine.

Pour une 23e année, la table de concertation mobilise les jeunes, les écoles et les organismes communautaires dans cette campagne de prévention du suicide et de promotion de la santé mentale à laquelle collabore également le Centre de santé et de services sociaux du Cœur-de-l’Île. «Vingt-trois ans, ce n'est pas rien», a souligné le commissaire scolaire Kenneth George, présent au lancement de la programmation. «C'est rafraîchissant de voir qu'après 23 ans, il y a des gens qui croient encore au programme», a commenté Lise Petitclerc.

Alors que la programmation s’échelonne tout au long de l'année, la Commission scolaire de Montréal y participe en intégrant au calendrier une «Semaine du Goût de Vivre» qui se présente comme un grand moment de ralliement. Cette année, six écoles primaires et cinq établissements secondaires des quartiers Villeray et Petite-Patrie y prennent part en organisant des activités auxquelles participeront 8000 élèves.

Il s'agit d'activités favorisant des moments d’échanges et de plaisir entre les enfants; des activités qui ont pour objectif de développer leurs habiletés sociales, d’améliorer leur estime de soi, de susciter l’entraide et l’engagement social chez les jeunes,
Des traditions
Plusieurs de ces activités ont pris avec le temps des allures de tradition, a indiqué Johanne Rheault, du CSSS du Cœur-de-l'Île. De retour cette année : un match amical de hockey cosom disputé entre des étudiants des écoles Père-Marquette et Joseph-Charbonneau, un carnaval d'hiver à l'école Gadbois, la réalisation de collages collectifs dans différents établissements, la tenue d'une cabane à sucre, la rédaction «de cartes postales pour s'échanger des petits mots, des petits bonheurs», comme l'a expliqué Mme Rheault.
On ajoute cette année le projet pilote d’équitation thérapeutique «Étincelle», qui sera mené en collaboration avec le centre Projet équestre Goldie. C’est ainsi que cet été, six jeunes présentant des défis particuliers – déficit d’attention, handicap physique, retard intellectuel, etc. – participeront à une heure par semaine d’activité à cheval pendant huit semaines.

On estime que ce projet devrait permettre d’améliorer l’assurance et l’estime de soi des participants, leur capacité de concentration ainsi que leurs habiletés sociales et leur sens de l’autonomie.
«Ça s'appelle un succès»
Après bientôt un quart de siècle d’existence, le Programme du Goût de Vivre n’a rien perdu de sa pertinence. Le Québec détient le taux de suicide le plus élevé de toutes les provinces canadiennes. Kenneth George a toutefois livré un message d'espoir. Le nombre de décès est passé de 1620 en 1999 à 1136 en 2006. «En sept ans, une baisse de 35 %, ça s'appelle un succès», s'est-il réjoui.
On parle d'une diminution de 65 % chez les 15-19 ans, de 47 % chez les 20-34 ans, de 34 % chez les 35-49 ans et de 25 % chez les 65 ans et plus. «C'est énorme», a souligné le commissaire.

Pas de doute que les programmes de prévention, tel celui du Goût de Vivre, y sont pour quelque chose. «Tous ceux qui mènent des campagnes de sensibilisation peuvent dire victoire», a lancé Kenneth George.

(Photo : Jacques Pharand)

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