Mélanie Grenon, deuxième au Canada chez les 48 kg.
«[:AC:]CP>(Photo: Jacques Pharand)
La boxe se conjugue aussi au féminin
La boxeuse Mélanie Grenon a un rêve. Elle aimerait mettre son sport sur la mappe. La jeune femme a tout pour attirer sur elle les projecteurs. Celle qui s'entraîne au club de boxe Titans compte parmi les espoirs féminins au pays. Elle a remporté une médaille d'argent lors du dernier Championnat canadien à Vancouver. Cette victoire s'est transformée en laissez-passer pour l'équipe Canada...
En fin de semaine, Mélanie Grenon (48 kg), participait à la finale du premier gala de boxe féminine Ken Goff Memorial, un duel entre les équipes nationales de la France et du Canada, présenté à Regina, en Saskatchewan. Elle a subi la défaite par arrêt de l'arbitre au deuxième round.
Relever le gant.
Deuxième au Canada, ce n'est pas rien. Pourtant, rarement parle-t-on d'elle ou de ses collègues, déplore-t-elle. C'est que la boxe au féminin n'attire ni les foules ni ne fait couler beaucoup d'encre dans les journaux, convient la jeune femme de 28 ans. «Ce n'est pas une discipline olympique chez les femmes, les boxeuses comme Danielle Bouchard, par exemple, sont des professionnelles mais ne sont pas reconnues.» Pourtant, les femmes offrent de bonnes performances, raconte la boxeuse de calibre international.
Mélanie Grenon garde bon espoir de remédier à la situation, tout comme sa collègue Geneviève Décarie, une des responsables du club de boxe Titans qui, comme une poignée d'autres femmes, enfilent aussi les gants dans le gymnase rue Saint-André. «Il y a beaucoup de travail à faire pour faire reconnaître notre sport, notamment auprès de la Fédération de boxe», car le talent au Québec est au rendez-vous, ajoute cette dernière.
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