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Journal de Rosemont - La Petite-Patrie
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La jeunesse prend un coup de vieux

Hélène Dagenais, directrice générale par Hélène Dagenais, directrice générale
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Article mis en ligne le 23 juin 2008 à 8:29
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La jeunesse prend un coup de vieux
Septembre 1981 – 5675, rue Lafond Malgré l’échec du comité de relance en 1979, les dirigeants du Club des garçons et filles de Rosemont cernent mieux les attentes de la communauté. Pour transformer le rêve en réalité, on embauche alors une poignée d’individus allumés. Au printemps 1981, la nouvelle équipe est en place. Elle propose une nouvelle dénomination sociale au conseil le 22 juin : le Carrefour communautaire de Rosemont l’Entre-Gens est né.

Reconnue par le ministère des Institutions financières et coopératives, ce geste rompt définitivement avec le passé. Le directeur, Michel Da Silva, et le coordonnateur Paul Cousineau écoutent d’abord et proposent ensuite. C’est tout nouveau pour une communauté entraînée au pas de course du Boys Club. En plus, Rosemont a tellement subi de bouleversements dans les dernières quinze années qu’elle a un énorme besoin d’être écoutée !

Du temps du Boys Club, la langue d’usage des dirigeants du centre constituait l’obstacle majeur à un véritable enracinement dans un quartier de plus en plus francophone. Malheureusement, à l’aube de la nouvelle décennie, il est plus fréquenté par des jeunes désoeuvrés, attirés par la table de billard, qu’autre chose.

Tout le quartier Rosemont est frappé par la crise économique qui balaie le pays. De vieilles industries tombent, de nouvelles tardent à se lever. Les besoins de la communauté débordent des loisirs et touchent, en plus des jeunes, les familles et les adultes. Les jeunes mères du quartier qui ont fréquenté le Rosemount Boys Club dans leur jeunesse veulent s’impliquer et développer des nouvelles activités. On crée bientôt Le parc d’Hiver afin de coordonner des périodes de jeux pour enfants dans le gymnase. Issue des travaux d’un colloque sur les femmes, la Joujouthèque de Rosemont voit le jour et connaît un grand succès. L’équipe du Carrefour mise sur la création de corporations pour favoriser l’autonomisation de ses membres.

Les animateurs du centre communautaire sont loin du modèle évangélique. Ils considèrent plutôt que quand ça va mal, on se lève les manches, on se serre les coudes et on mise sur le gros bon sens. Ils créent donc des structures démocratiques et mettent l’accent sur la participation. Municipalité, services sociaux, maison de jeunes, tous sont appelés à mettre l’épaule à la roue. Des liens solides s’établissent ainsi entre le Carrefour et la communauté. Cela servira.

Pendant que Centraide finance l’essentiel du fonctionnement et de l’entretien du bâtiment, la tenue d’un grand bingo hebdomadaire au centre Paul-Sauvé assure l’entrée des fonds supplémentaires pour développer les activités. La jeunesse a peut-être pris un coup de vieux mais la communauté en a bien besoin. La mission du centre communautaire de Rosemont s’élargit …

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