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Journal de Rosemont / Petite-Patrie
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Entre le vert et le blanc

Louise Potvin par Louise Potvin
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Article mis en ligne le 17 juillet 2008 à 10:42
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Entre le vert et le blanc
Ce tapis de sedum, un pré verdoyant aux allures de Toundra, figure parmi les éléments qui ont permis au Collège de conserver sa certification Cégep Vert du Québec, niveau « Excellence ». (Photo: Jacques Pharand)
Entre le vert et le blanc
Encore une fois, le Collège de Rosemont demeure fidèle à la philosophie verte qui le caractérise depuis plus de 10 ans maintenant. Récemment, l'établissement d'enseignement de la rue Beaubien figurait parmi les premiers bâtiments institutionnels à troquer son toit de bitume usé par une structure végétale. Aujourd'hui, on poursuit sur cette voie écolo par l'utilisation de matériaux réfléchissants – dont l'une des caractéristiques principales est de contrer la formation d'îlots de chaleur – pour la réfection de ses multiples toitures. Le Collège de Rosemont a convié l'équipe du Journal de Rosemont–La Petite-Patrie à une petite balade, de toit vert en toits blancs.
Toit vert
Michel Beauchamp, coordonnateur des ressources matérielles du Collège de Rosemont, offre la tournée. Premier arrêt: le toit végétal situé au niveau du deuxième étage, juste sous les yeux des usagers de la bibliothèque. L'ancienne structure asphaltée a fait place à un tapis verdoyant. On y est allé d'abord et avant tout avec cette option pour le coup d'oeil. Mais auparavant, il aura fallu s'assurer que la structure pouvait supporter l'aménagement vert, plus lourd que la version originale.
La recette du toit végétal du Collège est assez simple. La tourbe a été déposée sur une mince couche de terre, répartie sur un treillis de plastique et cinq épaisseurs de feutre fait de tissu recyclé et compacté. L'aménagement a un côté champêtre, améliore la qualité de l'air, capte l'eau de pluie, en plus d'accueillir une foule de petits oiseaux. «Nous voulions aussi choisir l'option la plus durable. On nous dit que le toit vert a une durée de 25 à 30 ans, contrairement à 15 ou 20 ans pour un toit d'asphalte.» Le coût? 200 000 $ pour une superficie de 10 000 pi2. Ce choix vert a fait grimper la facture de 30 %.

On visite ensuite une autre des sept ailes du Cégep. Déjà deux toits ont été refaits en thermoplastique, une sorte de PVC haute performance «un matériau qui ressemble à ce qui est utilisé pour les piscines», explique M. Beauchamp qui ajoute que tous les toits subiront graduellement le même sort.

Une petite échelle nous permet d'accéder à un toit où s'affaire une équipe de couvreurs. Le reflet y est aveuglant. Mais il est facile de constater qu'en ce bel et chaud après-midi de juillet, le revêtement demeure frais alors qu'il est pratiquement impossible de laisser sa main sur la section du toit encore asphaltée.

Au loin, le stade olympique et son pourtour vert pomme. «C'est aussi un matériau réfléchissant que nous avons installé il y a quelques années», expose un des employés de l'entreprise Cirtech.

Les quelque 20% de frais supplémentaires investis par le Cégep pour chacun de ses toits blancs valent le coup, tant pour ses qualités écologiques que sa durabilité, insiste Michel Beauchamp.

Le Collège souhaitait aussi améliorer le confort de sa clientèle estudiantine, ajoute-t-il, ce que permettront ces toitures nouvelle mouture qui contriburont à abaisser de quelques degrés la température à l'intérieur du bâtiment.

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