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Journal de Rosemont - La Petite-Patrie
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Le traitement des eaux usées à Montréal, lorsque chacun doit faire sa part

La chronique mouillée du PEEP 2008:

Karine Otis, Agente promotionnelle du PEEP 2008 par Karine Otis, Agente promotionnelle du PEEP 2008
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Article mis en ligne le 31 juillet 2008 à 22:13
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Le traitement des eaux usées à Montréal, lorsque chacun doit faire sa part
La chronique mouillée du PEEP 2008:
Bien que la majorité des personnes que je rencontre comprend l’importance d’économiser l’eau potable, je constate que plusieurs pensent encore que l’eau, lorsqu’elle est consommée et renvoyée dans le réseau municipal d’eaux usées, retourne dans les cours d’eau dans son état initial. C’est-à-dire celui dans lequel on l’a prise. Erreur.

L’eau qui retourne dans le fleuve, dans la rivière des Prairies ou dans le lac St-Louis est, petit à petit, dans un état de qualité moindre que celle qui a été initialement prélevée pour être traitée et servie aux consommateurs du réseau public.
Le traitement des eaux usées à Montréal
Retenons premièrement que la station de traitement des eaux usées de Montréal, malgré son efficacité et sa capacité de traitement, ne peut enlever la totalité des contaminants par le traitement qu’elle applique aux eaux usées. Malgré le fait que la station réponde aux normes du Ministère des affaires municipales et des régions (MAMR) en ce qui a trait à la teneur en contaminants de ses rejets, ceux-ci représentent toujours un faible risque pour la santé des cours d’eau et des êtres vivants qui l’habitent.

En 2006, par exemple, la station a éliminé en moyenne 82% des matières en suspension (MES), 69% du phosphore total (PT), 40% de la demande biochimique en oxygène (DBO5) et 48% des coliformes fécaux.

Alors que les matières en suspension peuvent causer une dégradation des cours d’eau par l’augmentation de la turbidité, le phosphore total peut, quant à lui, favoriser le développement des algues bleues. En outre, la demande biochimique en oxygène résulte pour sa part de la biodégradation des matières organiques dans l’eau, ce qui nécessite l’apport de l’oxygène dissout et qui en prive les poissons.

Cela nuit donc à l’évolution normale de la faune aquatique. Enfin, les coliformes fécaux proviennent des déjections animales et peuvent être la source d’organismes pathogènes. Les coliformes sont d’ailleurs les contaminants que l’on retrouve en plus grande quantité dans les eaux usées résidentielles.

En somme, l’eau usée traitée qui sort du réseau est toujours de moins bonne qualité que l’eau qui entre dans nos maisons car les contaminants rejetés par les stations d’épuration demeurent dans les cours d’eau et accroissent les risques de dégradation de l’environnement aquatique.
Là où les petits gestes quotidiens entrent en jeu!

Lorsque la station d’épuration reçoit des volumes d’eau qui sont supérieurs à sa capacité de traitement, notamment en période de grande pluie, cela peut entraîner des débordements directs vers le fleuve St-Laurent. Pour éviter ce genre d’incident, il est crucial de reconnaître notre responsabilité face à la gestion de l’eau potable. Chaque fois que l’on ferme le robinet en se brossant les dents, c’est un peu moins d’eau qui entre à la station de traitement des eaux usées, spécialement en période de pluie!

Les économies d’eau, aussi minces peuvent-elles être dans le quotidien, font en bout de ligne une grande différence dans le volume d’eau à traiter et à retourner dans le milieu naturel.
Pour des trucs et astuces concernant les économies d’eau potable au quotidien, consultez le site Internet de RÉSEAU environnement au www.reseau-environnement.com

Pour plus d’informations sur la gestion de l’eau potable à Montréal, rendez-vous sur le site Internet de la Ville, au www.ville.montreal.qc.ca

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chernai bahia

Commentaire mis en ligne le 24 octobre 2008
Moi je suis d’accord avec vous pour la protection de l’environnement et surtout la qualité de l’eau. il faut que chaqu’ un de nous fais sa part des choses, qui veut dire penser au futur, moi j ai travaillée sur les eaux usées industriel et franchement, c’est inquiétant pour les jours a venir, le degré de toxicité augmente de plus en plus et la qualité de l’eau diminue de plus en plus. la question que je me pose ou on va comme ça ?.
Merci

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