Bernard Bigras, récemment invité à parler environnement au Centre des sciences de Montréal. (Photo: Jacques Pharand)<[:AC:]$p>
La santé du Québec passe par le fleuve
Bernard Bigras, député du Bloc québécois dans Rosemont-La Petite-Patrie, réitère le souhait de son parti de faire du Québec une province viable économiquement et socialement, sans négliger l'environnement. Pour lui, toute cette stratégie passe par la vitalité du fleuve Saint-Laurent
« Si le Saint-Laurent meurt, c’est toute l’économie du Québec qui meurt », déclare le député. Dans la même lignée, il critique sévèrement le ministre de l’environnement Jean-Pierre Blackburn pour l’inaction des conservateurs dans le dossier des algues bleues.
« Le Saint-Laurent est notre porte commerciale, dit M. Bigras. En se souciant de ce cours d’eau, les Québécois démontrent une conscience non seulement écologique, mais aussi sociale et commerciale. »
Le député bloquiste admet que, dans ce débat, les jeunes peuvent faire une différence. « Ils sont plus sensibles que leurs parents à l’environnement. Dès l’école primaire, ils sont sensibilisés aux trois R. »
Il ajoute que ce sont les partis politiques qui doivent s’ajuster aux nouvelles préoccupations de la population. « Les jeunes ne sont pas moins politisés. Ils s’associent seulement à d’autres causes politiques : Greenpeace et Équiterre, par exemple, qui sont aussi des organismes politiques », conclut Bernard Bigras. (L.P.)