Petites annonces | Enchères au Québec | Appel d'offres | Emplois | Circulaires | Nos Hebdos | Interurbain | Rencontre en ligne | Weblocal
Journal de Rosemont - La Petite-Patrie
Accueil
Envoyer ce texte à un ami Imprimer cette page Réagissez à cet article

La moisissure s’obstine au CLSC de Rosemont

par Lucile de Pesloüan
Voir tous les articles de Lucile de Pesloüan
Article mis en ligne le 18 novembre 2008 à 10:28
Soyez le premier à commenter cet article
La moisissure s’obstine au CLSC de Rosemont
Le CLSC de Rosemont est une fois de plus envahi par la moisissure. Les experts estiment qu'une évacuation du bâtiment n'est pas nécessaire, mais l'établissement de santé est maintenant fermé les fins de semaine. Si la clientèle est épargnée par les symptômes, certains travailleurs, pour leur part, voient leur santé menacée.(Photo: Jacques Pharand)
La moisissure s’obstine au CLSC de Rosemont
Le CLSC de Rosemont est aux prises – une fois de plus – avec un problème de moisissure qui affecte la santé de ses employés. Pour la quatrième fois en un peu plus de dix ans, cet établissement de santé pourrait être décontaminé. Histoire d'un combat à finir contre la moisissure...
À l’été 2007, à la suite d'un dépistage de moisissure en profondeur, des travaux de décontamination ont eu lieu au CLSC de Rosemont. «Des infiltrations d’eau avaient atteint les murs. Nous avons suivi les recommandations de la firme à la lettre», explique Dominique Laforest, responsable de la santé et de la sécurité au travail pour le syndicat canadien de la fonction publique.

Il s’agit alors de la troisième opération de décontamination depuis les premiers soucis, en 1997. «À la suite de cette dernière intervention, nous pensions réellement avoir réglé le problème», affirme Gary Furlong, directeur général du CSSS Lucille-Teasdale, duquel relève le CLSC.

Puis, les symptômes des employés ont recommencé. Irritation des yeux, nez qui coule, maux de tête…

«La source des infiltrations n’a pas été bloquée l’an dernier. Il aurait fallu imperméabiliser l’enveloppe extérieure, précise Louise Tremblay, responsable de la santé et de la sécurité au travail, pour la confédération syndicale nationale. Pour moi, c’est comme mettre un pansement sur une plaie ouverte. Cela ne suffit pas.»
Des employés affectés
En mai 2008, le Dr. Louis Jacques, médecin spécialiste à la Direction de santé publique (DSP), met en place un plan d’action. «Il a fait passer un questionnaire auprès d’une vingtaine d’employés qui l’avaient déjà consulté pour des problèmes respiratoires», explique Louise Tremblay.
Le but était de faire un point sur l’état de santé, avant, pendant et après l’exercice de décontamination d’août 2007. De plus, des échantillons de moisissure ont été prélevés pour tester la qualité de l’air, par l’Institut de recherche en santé et sécurité au travail.

Si au mois d’octobre dernier les experts ont assuré qu’une évacuation immédiate n’était pas nécessaire, la moisissure est, elle, bien présente: bâtiments, plafonds, ventilation, tapis… Due à une présence d’eau excessive à l’intérieur du bâtiment, elle a des impacts sur la santé des travailleurs.

«Certes, les personnes les plus sensibles ou déjà allergiques sont plus réceptives. Tout le monde n’est pas atteint des symptômes, concède Louise Tremblay, mais on ne plaisante pas avec la santé au travail. Un certain nombre d’employés sont tout de même obligés d’utiliser des médicaments tous les jours.»

Le directeur général Gary Furlong est clair. «Il n’y a pas de risque pour la clientèle. La DSP est formelle: aucun danger pour les gens de passage.»

Benoit Frenette est infirmier en service à domicile au CLSC de Rosemont. Il ne passe pas plus de quatre heures au centre et ne semble pas, en effet, être touché par les effets de la moisissure. «Je suis un peu fatigué, j’enchaîne les rhumes, mais qui sait si c’est lié?» s’interroge-t-il.
Un propriétaire en désaccord
Yves Langevin, propriétaire des lieux, a commandé une contre-expertise. Le rapport affirme que la qualité de l’air est viable et sécuritaire.
«Je ne vois pas pourquoi nous devrions de nouveau avoir recours à des travaux de décontamination», réagit-il. Les deux parties se sont rencontrées plusieurs fois.

Si pour le propriétaire, cela reste «une histoire entre deux résultats scientifiques», pour Gary Furlong, il n’y a pas de demi-mesure. «Ou le propriétaire s’engage formellement à effectuer les travaux réclamés par la DSP, ou nous quittons les lieux de façon définitive.»

Depuis la fin de semaine dernière, le CLSC de Rosemont ferme ses portes le week-end. Les patients sont dirigés vers le centre d’Hochelaga-Maisonneuve.

«Nous commençons à organiser les changements immédiatement, explique le directeur général. Des équipes s’installent progressivement au centre d’hébergement Rousselot. Les 270 employés du CLSC de Rosemont pourraient être relocalisés de façon temporaire sur Iberville, ou encore au technopôle Angus. Le bail se terminant en 2010, nous avons, de toute façon, d’autres projets pour le CLSC.»

Tous espèrent une prise de décision rapide. «Nous devons avancer. Le personnel a témoigné d’une patience incroyable, à présent, il a besoin de savoir», conclut Gary Furlong.
Depuis le 15 novembre, le CLSC de Rosemont est fermé les samedis et dimanches. Service de 8h à 16h au CLSC de Hochelaga-Maisonneuve: 4021, rue Ontario Est, 514 253 2181.

Ces articles pourraient également vous intéresser

Affichage des photos

Vos commentaires

Nom complet:
(requis)


Adresse courriel:


Vos commentaires :
(requis)


Svp inscrire le mot affiché ci-dessus Impossible de lire le mot?

Svp inscrire le mot affiché ci-dessus:


Chez nos voisins


La question du net