Stéphane Vinet, président d'honneur de l'événement et directeur régional de la région Est Métropolitain des Hebdos Transcontinental, et Marc-André Perron, directeur général de la CDEC Ahuntsic-Cartierville, ont participé au lancement du Concours québécois en entrepreneuriat. (Photo: Éric Carrière)
Futurs chefs d'entreprise recherchés
Pour la onzième année, le Concours québécois en entrepreneuriat donne leur chance à de futurs chefs d'entreprise de déposer un projet et de le voir récompensé par un prix, du niveau local au niveau national. Ouvert également aux étudiants, il permet de donner un coup de pouce à ceux qui créeront les emplois de demain.
La semaine dernière, sagement assis dans la salle du premier étage du Marché Jean-Talon, des chefs d'entreprise étaient venus écouter la bonne parole. Pour le lancement officiel du concours en entrepreneuriat, plusieurs anciens lauréats se sont succédés au micro, afin de partager leur expérience passée de participant et donner ainsi la motivation à ceux qui douteraient encore de leurs chances.
Gagnante au niveau national en 2004-05 avec sa fromagerie Qui lait cru?!, Véronique Commend a brossé le tableau du travail qui attendait les futurs chefs d'entreprise. «C'est beaucoup de formulaires à remplir, s'est-elle souvenu d'entrée de jeu. Le concours est l'occasion de se faire un réseau de contacts, une plate-forme importante lorsqu'on commence. C'est une opportunité à saisir pour les jeunes», affirme la chef d'entreprise.
L'an passé, dans la catégorie «entrepreneuriat étudiant», 14 500 étudiants avaient participé, pour un total de 569 dossiers déposés. Dans la catégorie «plan d'affaires», 176 dossiers ont été déposés et 8 ont été lauréats au niveau national. C'est dire l'intérêt suscité par la compétition.
Les prix en valaient la peine: près de 60 000$ remis aux lauréats locaux et régionaux l'année dernière. Quatre entreprises parmi elles ont remporté une bourse d'un montant totalisant plus de 25 000$.
Relève entrepreneuriale
Manon Barbe, présidente de la conférence régionale des élus de Montréal, a mis l'accent sur le fait que «la relève entrepreneuriale est essentielle à la prospérité et la compétitivité de la ville», ajoutant qu'il fallait «promouvoir et renforcer la culture entrepreneuriale et valoriser ce choix de carrière».
S'adressant aux participants au concours, elle s'est montrée formelle: «Votre leadership et votre créativité font la richesse de demain, vous êtes les esprits visionnaires de Montréal.»
Comme pour appuyer cette assurance de dynamisme, Annie Martel, lauréate régionale en 2004-05 pour le Bistro In Vivo, situé dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve, a annoncé que sa coopérative avait «le vent dans les voiles» et qu'elle voulait continuer sur sa lancée, afin de développer le quartier. Elle s'inscrit de nouveau et présente un nouveau projet.
Le 16 mars est la date limite pour soumettre un projet. «Le concours, ça nous donne une date d'échéance qu'il faut tenir. Quand on commence le projet, il faut finir et ça nous donne une bonne claque dans le dos d'avoir cette motivation supplémentaire, a-t-elle justifié. Et puis, c'est une excellente répétition avant d'aller voir les bailleurs de fonds.»
Julie Crevier, coordonnatrice régionale du concours pour le Service d'aide aux jeunes entrepreneurs (SAJE), a conclu la conférence en présentant les deux présidents d'honneurs du concours pour la région de Montréal, Emric Epstein et Martin Grangé-Piché, propriétaires de l'entreprise VYV. Dans le domaine du spectacle, les deux jeunes chefs d'entreprise donnent une touche jet set à la compétition. «Ils sont présentement en Californie pour préparer la tournée mondiale Circus, de Britney Spears», a fièrement annoncé la coordonnatrice pour expliquer leur absence à la conférence.