Kiya Tabassian et l'ensemble Constantinople ont tout naturellement été intégrés à la programmation du festival. (Photo:Courtoisie)
Festival Montréal Nouvelles Musiques
Des mélomanes d'ici
Kiya Tabassian est originaire d’Iran. Il a débarqué avec sa famille au Québec il y a 18 ans. Depuis plus de deux ans, il a établi ses quartiers à Rosemont. «On est tout de même souvent en tournée. Europe, Amérique, on voyage», raconte-t-il.
Avec son frère Ziya, Kiya a fondé Constantinople en 2001. «Constantinople explore les traditions musicales ancestrales et contemporaines. Nous fouillons les musiques issues des traditions orales d’Europe, d’Orient et même du Nouveau Monde», explique le passionné.
C’est tout naturellement que la formation se retrouve à la programmation du festival. «Nous avons l’habitude de travailler avec la Société de musique contemporaine du Québec. Notre création s’inclut parfaitement dans le thème de cette édition», précise-t-il.
Le spectacle conte l’histoire de la déesse, musicienne et poète Sapho. Relectures et improvisations inspirées de fragments de musique et de poésie antiques sont au menu.
«Notre matériel de base est la musique ancienne, les manuscrits, les traces. Nous nous en servons pour créer du neuf. On explore cet ancien monde pour le faire vivre.»
Quasar de saxophones
André Leroux et son quasar de saxophones offrent le concert d’ouverture du festival. «Nous sommes tous les quatre de Montréal. On habite tout près les uns des autres. Moi, je suis sur la rue Dante, à Rosemont.»
Le musicien connaît ses acolytes depuis le cégep. «On a créé notre formation à cette époque. On a continué à l’université. Et à présent, nous en vivons pleinement.»
Si André Leroux adore le jazz et la musique populaire, la musique contemporaine est pour lui un exutoire. «La nouvelle musique est création. Elle suggère l’aventure, la découverte musicale. C’est de la musique de notre temps, inspirée par une longue tradition.»
Les musiciens composent, à l’occasion. Mais pour ce quasar de saxophones, il s’agit de reprendre des airs renommés ou en voie de l'être. «C’est de la musique sérieuse», lance le saxophoniste.
Les musiques sont jouées si peu de fois que les concertistes ne ressentent pas vraiment de pression. «C’est ça qui est agréable, explique André Leroux. C’est de la musique de création, il y a peu de référence. On joue du mieux que l’on peut et on cherche à faire vibrer le public.»
Une expérience unique
Kiya Tabassian et André Leroux sont unanimes, le Festival Montréal Nouvelles Musiques est une expérience unique à vivre, pour les oreilles et pour l’esprit.
«C’est de la véritable recherche sonore qui s’établit ici. Les curieux seront toujours biens servis, partage André Leroux. L’électro se construit à partir de l’acoustique et inversement.»
Pour Kiya Tabassian, le festival n’est pas élitiste dans son ensemble. «Certains concerts peut-être, mais la musique nouvelle en général est vivante, organique. On y entre sans préjugés et on en sort réjoui!»
«Quasar cent voix en l’air!», concert d'ouverture, jeudi 19 février à 19h30, salle Pierre-Mercure. «La Nuit aux 1000 oreilles», Constantinople, lundi 23 février à 20h, salle Pierre-Mercure. Billets: 514 987-6919.