La Guerre des tuques, 25 ans après
200 projections
Avec tant de monde réuni dans son cinéma, Mario Fortin, directeur du Beaubien, avait de quoi être satisfait. «On ne s'en cache pas, ce genre d'événement sert aussi à faire venir la presse pour qu'on parle de nous, reconnaît-il, et les 25 ans du film étaient l'occasion idéale pour un hommage durant le festival.»
Avec les deux salles supplémentaires construites lors de travaux terminés en décembre, Mario Fortin est fier que son cinéma, qui abrite le FIFEM depuis sept ans, fasse ainsi le plein de spectateurs. «Ça roule bien, il y a des enfants du matin au soir. C'est aussi fou chaque année!»
Et cette année encore plus que les précédentes, d'après les prévisions de Jo-Anne Blouin, fondatrice et directrice du FIFEM. «Les deux nouvelles salles semblent avoir fait augmenter la clientèle», se réjouit la directrice, prévenant toutefois qu'elle n'a pas encore de chiffres à donner. «On a 200 projections sur les 9 jours, contre 130 l'an passé», en plus des projections dans les écoles les deux dernières semaines.
L'an passé, le nombre de spectateurs s'élevait à 15 000, un bon chiffre que Jo-Anne Blouin espère voir augmenter encore. Sa mission de départ est de toute façon remplie. «C'est impensable que les enfants n'aient accès qu'à du Walt Disney, explique la directrice. On forme le public de demain et l'objectif est qu'il ait envie de voir autre chose que des films américains», résume-t-elle.
Cette année encore, la diversité était à l'honneur: les 70 films sélectionnés venaient de 25 pays différents.