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Débat animé sur la participation citoyenne

par Marielle Bedek
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Article mis en ligne le 23 mars 2009 à 13:33
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Débat animé sur la participation citoyenne
La participation citoyenne était au menu lors d'un dîner-causerie de la CDC de Rosemont. (Photo: Régent Gosselin)
Débat animé sur la participation citoyenne
Comment faire participer les citoyens à la vie démocratique du 21e siècle? La participation citoyenne est un «sujet à la mode», selon les mots Julie Laloire, de la CDC de Rosemont. Le sujet a suscité un débat animé entre travailleurs et bénévoles communautaires, la semaine dernière.

«La participation citoyenne, c'est une expression employée à toutes les sauces, plaisante France Brochu, directrice de la Corporation de développement communautaire (CDC) de Rosemont, qui regroupe les organismes locaux. Nos bâilleurs de fonds l'aiment beaucoup. Il suffit d'en parler pour les intéresser!» Rires dans l'assemblée de travailleurs sociaux et de bénévoles d'organismes communautaires. Amertume aussi.

Car, «quand on revendiquait, il y a une trentaine d'années, ça marchait. Le pouvoir nous écoutait, raconte Gilles Landry, de l'organisme Lettres en main. Désormais, on passe pour une bande de gauchistes chiâleux, qui empêchent le développement économique. Le pouvoir s'est-il habitué à nous et s'est-il rendu compte qu'on n'avait pas tant de pouvoir que cela?»

Invitées d'honneur du dîner-causerie, quatre femmes de Sainte-Marie ont partagé leur expérience de participation citoyenne. Leur comité d'action locale a rédigé une «déclaration citoyenne des femmes de Sainte-Marie», parce qu'«en tant que femme et citoyenne, j'ai mon mot à dire», indique Irène Duquette.

Problèmes de sécurité dans la rue, propreté, aménagements, les résidantes du quartier voulaient faire part de leur volonté d'amélioration de leur environnement. Pour agir, elles ont d'abord cherché à comprendre comment fonctionnent les institutions. «On a assisté à des conseils de ville où on a rencontré des élus. Ce sont des victoires importantes pour nous», dit Maryse Boucher.

Et après? «On ne se sent pas toujours écoutées comme il le faudrait, mais il faut être persévérant», reconnaît Mariane Bourdonnais, travailleuse communautaire et responsable du comité d'action locale. Si les femmes ont affirmé que ce manque de résultats concret «n'est pas bien grave», Gilles Landry, de Lettres en main, a rappelé que «toute lutte sans victoire mène à la démobilisation». «Certaines de nos revendications, sur la sécurité ont été entendues», a alors nuancé Louise Miller, une des femmes du comité.

Présent lors de cette réunion, Réal Ménard, député bloquiste d'Hochelaga, s'est voulu optimiste. «Les gouvernements peuvent être aveugles, mais ils ne sont jamais sourds. Ils vont là où il y a du bruit», a-t-il déclaré aux femmes du comité en forme d'encouragement.

«Avec le système des arrondissements, la politique s'est rapprochée de nous», a renchéri France Brochu, présidente de la CDC. Martelant que la participation citoyenne a encore tout son sens en 2009, elle a toutefois prévenu qu'«un cinquième de la population étant issu des communautés culturelles, on doit changer nos méthodes pour rejoindre la population autrement. Nous devons nous mettre au goût du jour.»

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