SELON BERNARD BIGRAS
«LE GOUVERNEMENT CONSERVATEUR SE TROMPE ENCORE DE CIBLE »
« Le gouvernement de Stephen Harper tente d’améliorer à la pièce le système d’assurance-emploi alors que c’est une refonte complète qui doit être appliquée à ce système devenu non seulement inadapté et inéquitable, mais également trop complexe. Ce dont les Québécoises et les Québécois ont besoin dès à présent, et particulièrement dans le contexte de la présente crise économique, c’est un système qui offrira des prestations à plus de travailleurs au chômage. Actuellement, à peine 46 % des travailleurs au chômage reçoivent des prestations. On doit également mettre fin au délai de carence, afin de permettre à ces gens de disposer immédiatement de liquidités », a déclaré aujourd’hui le député du Bloc Québécois de Rosemont--La Petite-Patrie (Bernard Bigras).
Bernard Bigras a rappelé que le Bloc Québécois a déposé deux projets de loi visant entre autres à établir un seuil minimal d’admissibilité uniforme à 360 heures pour tous, à hausser le taux des prestations à 60 % et à abolir le délai de carence de deux semaines pour ceux qui présentent une demande de prestations.
« La ministre Diane Finley a annoncé cette semaine son intention d’investir quelque 60 millions de dollars dans le système d’assurance-emploi, mais une part considérable de cet argent sera consacrée à l’embauche de nouveaux fonctionnaires qui tenteront de réparer les failles d’un système devenu ingérable. La ministre affirme également son intention de reconduire pour une période indéterminée la prolongation de cinq semaines des prestations. Mais cette dernière mesure n’aura qu’une portée extrêmement limitée puisqu’à peine 25 % des prestataires se rendent jusqu’au bout de leur période de prestations. L’élimination du délai de carence, elle, profiterait à tous les prestataires en leur amenant immédiatement un chèque supplémentaire », a expliqué le député de Rosemont—La Petite-Patrie.
« Avec plus de 300 000 emplois perdus au cours de la dernière année, les économistes sont unanimes : il faut injecter des liquidités dans l’économie. Or, en plus de soulager quelque peu le fardeau des travailleurs qui se retrouvent au chômage, l’argent supplémentaire versé en vertu de l’élimination du délai de carence contribuerait concrètement à répondre à cet impératif. Malheureusement, avec ce gouvernement c’est toujours la même rengaine. On a constamment l’impression qu’il se demande pourquoi faire les choses simples quand on peut les faire compliquées » a conclu Bernard Bigras.
(Source: Bureau de Bernard Bigras, député de Rosemont—La Petite Patrie)