Québécois d'adoption, Juan Sebastian Larobina offre des musiques aux accents du nord et du sud. (Photo: Courtoisie)
De la musique du monde près de chez vous
Le festival Musique Multi-Montréal bat son plein à la maison de la culture Ahuntsic-Cartierville. Cet événement contribue au développement des musiques du monde d’ici et fait connaître des artistes du monde… dont certains de Rosemont.
Depuis le 17 avril et jusqu’à ce samedi, plus d’une centaine d’artistes et une dizaine d’invités d’ici et d’ailleurs participeront à la programmation de musiques du monde.
«C’est une belle porte d’entrée dans le réseau des maisons de la culture et aussi l’occasion de se produire sur une scène professionnelle», se réjouit le chanteur du groupe Garbanzo, Benoît Archambault. Surtout habitué aux petites scènes et aux bars, le jeune groupe participe pour la première fois à cet événement.
Organisme de création, de production et de diffusion, le festival Musique Multi-Montréal (MMM) programme plusieurs activités tout au long de l’année, dont une centaine de spectacles en région et des ateliers d’animation en milieu scolaire, qui culminent avec le festival. Le but? Sauvegarder et mettre en valeur les musiques issues des grandes traditions du monde et favoriser un contact entre le public québécois et les membres des communautés montréalaises.
Le groupe québécois Garbanzo est connu de bouche à oreille. Si sa candidature a été retenue à ce festival de musiques du monde, c’est que ses membres colorent la leur de folklores. «Un show de Garbanzo, c’est un voyage dans différentes cultures. Nous utilisons des sonorités celtiques d’Irlande, de l’Europe de l’Est, de swing, de jazz manouche, etc.», explique le chanteur du groupe.
Latino-gaspésien
Les différentes cultures, c’est un dossier que connaît bien l’artiste Juan Sebastian Larobina. «J’ai été semé en Argentine, j’ai grandi au Mexique et j’ai fleuri en Gaspésie. Je m’assume en tant de citoyen du monde, raconte l'homme à la tête du groupe Larobina. Ce que je cherche le plus dans ma quête d’identité, c’est un son à moi.»
Et quel est ce son? «La musique latino-gaspésienne, un mélange nord-sud», répond l’ambassadeur de sa tradition, qui a adopté les folklores québécois.
Bercé par la musique de sa mère, il a passé les 10 premières années de sa vie en Argentine, puis 17 autres au Mexique. Et, amoureux d’une Gaspésienne, il a écoulé la dernière douzaine d’années sur la terre natale de celle-ci.
Habitué à se produire dans l’est du Québec, ce nouveau citoyen de Rosemont cherche encore à percer le marché montréalais. Le chanteur apprécie le MMM, une «vitrine pour les musiciens» qui offre une «mosaïque» de ce qui se passe à Montréal au niveau des communautés ethniques et des musiques du monde.
Depuis ses débuts, MMM a écouté et répertorié près de 4000 artistes montréalais représentant 75 pays. Des prix seront remis aux artistes qui se seront distingués durant cette 19e édition.