Congrès du Parti Libéral du Canada
Un libéral de Rosemont à Vancouver
Le congrès du Parti libéral du Canada (PLC) à Vancouver a couronné le 2 mai dernier son nouveau chef Michael Igniatieff et je m’y suis rendu pour représenter les membres libéraux fédéraux de la circonscription de Rosemont–La Petite-Patrie. Le congrès débattait aussi de sujets importants à tous les citoyens de l'arrondissement, comme l’amélioration de la garde d’enfants et le congé parental pour les familles. Cette proposition, claquée sur ce qui se fait déjà au Québec, a été amenée par la délégation québécoise du PLC. Notre parti sera en mesure d’implanter cette proposition, et beaucoup plus, dès qu’il sera au gouvernement.
Les libéraux ont aussi présenté au congrès des résolutions pour accroître les programmes existants de logements abordables, établir une politique pour appuyer la mise en œuvre d’un plan national sur la garde des enfants, l’établissement d’un système de soins à domicile de qualité pour les aînés, un montant minimum de 600$ de pension de vieillesse, indexé à l’inflation, affronter la question des changements climatiques et la crise économique en stimulant une économie verte, concurrentielle et durable, des préoccupations largement partagées par les citoyens de Rosemont–La Petite-Patrie.
Michael Igniatieff arrive à maturité comme potentiel premier ministre, et c'est ce que les électeurs ont senti dans le sondage CROP publié le 29 avril dernier qui donnait une solide avance au PLC sur le Bloc. Oui, il a tenu des propos controversés sur l'Irak et la torture, mais il faut les remettre dans le contexte américain de fièvre guerrière qui s'est emparée de nos voisins après 2001. Résidant à l’époque aux États-Unis, M. Igniatieff en a été frappé aussi…
M. Igniatieff s'est rendu compte depuis, comme les Américains eux mêmes d'ailleurs, que c'était des erreurs. Obama a condamné la torture, il retire les troupes Irak. Nul doute que le chef du PLC a aussi évolué dans le même sens.
La politique est une chose sociale et vivante qui évolue. Quand elle cesse de le faire, elle devient un dogme malsain qui peut devenir dangereux en empêchant une société d'évoluer, comme le dogme conservateur du laisser-faire et du libre marché en pleine crise financière.
(Source: Tristan Roy, Délégué de l’association libérale fédérale de Rosemont-Petite-Patrie au congrès du Parti libéral du Canada de Vancouver)