La série Autochtones de Simon M. Benedict questionne l'identité amérindienne d'aujourd'hui. (Photo: Simon M. Benedict)
Un jeune photographe à Paris
Un jeune photographe de Rosemont, Simon M. Benedict, bientôt diplômé aux Beaux-Arts à l’université Concordia, a exposé ses œuvres à Paris en mai dernier. La nation abénakise et Rosemont avaient ainsi leur ambassadeur au Festival du Centre interculturel de Vincennes à Saint-Denis de l’Université Paris 8. Rencontre avec ce trifluvien d’origine autochtone qui n’avait jamais mis les pieds en Europe.
Journal de Rosemont: Sur quoi porte votre exposition «Autochtones»?
Simon M. Benedict: L’exposition vise à briser les préjugés et les stéréotypes. Par exemple, j’ai les yeux bleus. On va dire que je ne suis pas autochtone à cause de ça, jusqu’à ce que je le prouve avec ma carte d’indien. C’est un questionnement sur ce qui valide l’identité autochtone. J’ai fait des portraits d’autochtones en posant leur carte d’indien au sol, pour ce contact important avec la terre.
JR: L'identité est aussi un thème abordé dans votre série «Amis, amants, famille et autres», comment le traitez-vous?
SB: J’ai mis en interaction des personnes qui se connaissaient ou pas du tout. Je leur demandais ensuite de faire cinq actions banales, comme un câlin. Le tout pour montrer à quel point l’identité et le lien des personnes sont créés à partir du regard qu’on pose sur elles.
JR: Comment avez-vous été sélectionné?
SB: Les organisateurs cherchaient un artiste québécois pour représenter la francophonie pour leur festival et leur 40e anniversaire. Par chance, je connaissais quelqu’un de l’association Québec-France qui m’a mis en contact avec eux. J’ai soumis mes images et ils étaient intéressés.
Tanya Joseph
Commentaire mis en ligne le 24 juillet 2009Wow, this is awesome!
Congrat!