Emballer ses vêtements dans des sacs plastiques est une des solutions pour éviter la propagation de la punaise.
(Photo: Jacques Pharand)
Déménagements: attention aux punaises
La période des déménagements, autour du 1er juillet, est propice à la propagation de la punaise de lit. La plus grande prudence s'impose donc face aux matelas et aux meubles qui se promènent d'un logement à l'autre ou qui se retrouvent sur les trottoirs.
Cet insecte nuisible est toujours grandement présent sur le territoire montréalais. Il se retrouve généralement autour du lit, dans les coutures de matelas et sur les meubles et il peut se propager très facilement d'un logement à l’autre.
«Le problème des punaises de lit, déjà préoccupant à Montréal, va être multiplié par deux ou par trois à la suite des déménagements», soutient Harold Leavey, spécialiste en gestion parasitaire. «Les personnes qui déménagent les amènent avec elles, et ceux qui arrivent dans des logements déjà infestés vont les attraper.»
Dans le mois et demi qui suit chaque période de déménagement, M. Leavey, qui exploite l'entreprise d'extermination Maheu, constate une recrudescence importante du problème. Si elle n'est pas réellement dangereuse pour la santé, la punaise de lit provoque, par ses piqûres, de fortes démangeaisons.
Le simple fait de déménager multiplie les risques de contamination. À commencer par les camions des déménageurs, qui, s'ils ne sont pas soigneusement nettoyés entre chaque voyage, contribuent à transmettre l'infection.
Les amis qui donnent un coup de main pour transporter les meubles peuvent aussi se retrouver contaminés si leurs vêtements entrent en contact avec des meubles infectés. Le fait de simplement déposer les meubles dans un passage durant un déménagement peut suffire à propager le parasite au reste de l'immeuble.
Une des règles de base pour éviter d'inviter l'intrus chez soi est de se garder de récupérer les matelas, les fauteuils et les meubles de chambre laissés sur le trottoir, car ils peuvent facilement héberger des punaises de lit.
Lors de l’inspection d’un nouveau logement, M Leavey conseille d'inspecter minutieusement les fissures, les fentes et les moulures des chambres. Passer la balayeuse partout avant de rentrer des meubles permet également de limiter les risques.
Lorsque l'on quitte un logement infesté, il faut faire preuve de civisme et tout mettre en œuvre pour régler le problème avant de déménager. Si le logement est infesté, il faut faire appel à un expert de la gestion parasitaire, car tenter d’éliminer soi-même les punaises de lit relève de la mission impossible.
Si la présence du parasite a été établie, il faut nettoyer vêtements, rideaux et literie à la machine à laver et placer le tout dans un sac de plastique hermétique pour le transport. Si on décide de laisser notre vieux matelas derrière nous sur le trottoir, il faut le rendre inutilisable, par exemple en le déchirant ou l'enduisant de peinture.
Selon le spécialiste, seule la déclaration obligatoire des cas d'infestation constatés pourrait permettre d'enrayer la progression de la punaise à Montréal. Une solution que la Ville de Montréal ne s'est pas encore décidée à adopter. En attendant, le mal gagne du terrain.
Sur le territoire du Plateau, le secteur près du métro Laurier, à la hauteur de St-Denis et Gilford, est particulièrement infesté en raison de la présence de grands immeubles à logements. La zone comprise entre St-Laurent, St-Hubert, Mont-Royal et St-Joseph présente également un problème majeur, selon l'expert, ainsi que le secteur Fullum et Marianne.
(Photo: Jacques Pharand)
Helene
Commentaire mis en ligne le 29 octobre 2009C'est un manque de civisme total de la part des élus de continuer à imputer la faute aux proprios et de ne pas s'occuper du problème sous prétexte que cela ne nuit pas à la santé... ah non? des nuits et des nuits sans dormir, ça ne nuit pas à la santé?
J'ai une phobie de ces "vampires" dont les gens aux prises avec ce problème ont honte, n'en parlent pas, continuent de fréquenter les gens comme si rien n'était et déménagent...
Horrible! Bien pire que mourir de la H1N1, bien pire de se retrouver avec 3 punaises chez soi que 3000 coquerelles....
Bon sang, fiez-vous aux avis d'exterminateurs et commencez à faire circuler une pétition massive afin que les élus municipaux soient obligés de traiter ce problème, d'en faire une déclaration obligatoire et d'accepter que des produits plus forts puissent utiliser afin de tuer aussi les oeufs... sinon je ne donne pas 2 ans et tout le monde en aura!
Si la ville mettait autant d'efforts pour ces bébêtes que le gouvernement en a mis pour la H1N1, on éviterait de continuer ce fléau grandissant