Petites annonces | Enchères au Québec | Appel d'offres | Emplois | Circulaires | Nos Hebdos | Interurbain | Rencontre en ligne | Weblocal
Journal de Rosemont - La Petite-Patrie
Envoyer ce texte à un ami Imprimer cette page Réagissez à cet article

Besoin d’un toit pour la santé mentale

Louise Potvin par Louise Potvin
Voir tous les articles de Louise Potvin
Article mis en ligne le 30 juin 2009 à 16:41
Soyez le premier à commenter cet article
Besoin d’un toit pour la santé mentale
En ayant accès à un ou plusieurs endroits pour se réunir, les personnes atteintes de maladie mentale pourraient améliorer leur condition, témoigne Andrés Fontecilla. (Photo: Jacques Pharand)
Besoin d’un toit pour la santé mentale
La Table de concertation – action en santé mentale de La Petite-Patrie et le Groupe d’action en santé mentale de Villeray (GASM) arrivent à la même conclusion: ces deux quartiers ont un urgent besoin de lieux d'expression et de socialisation pour les personnes atteintes de maladie mentale.

C'est à cette conclusion qu'en sont venus ces deux groupes communautaires, en marge d'une activité organisée, début mai, pour la Semaine nationale de la santé mentale. «En ayant accès à un ou plusieurs endroits pour se réunir, faire des activités ou juste se rencontrer et échanger entre elles, les personnes atteintes de maladie mentale pourraient améliorer leur condition. Car actuellement, on n'a rien à leur offrir de ce type», explique Andrés Fontecilla, délégué du Conseil communautaire Solidarités Villeray au GASM.

Déjà une telle initiative a tenu la route pendant quatre ans dans Villeray. Ainsi, une vingtaine de personnes participaient à un projet de théâtre. «Nous avons eu de bons résultats. Les participants ont noué des liens d'amitié», un excellent moyen de briser l'isolement qui trop souvent guette ces personnes admet Andrés Fontecilla. Faute de financement récurrent, on a dû mettre la clé sous la porte.
Paires aidants
Avec l'appui de nombreux partenaires dont le CSSS du Cœur-de-l'Île, les deux groupes tentent maintenant de remettre un nouveau projet sur les rails. Déjà, la conférence de Luc Vigneault leur a donné des outils. Cet ex-psychiatrisé s'est pris en main et a vaincu la maladie. Il est aujourd'hui à la tête d'une petite armada de personnes qui comme lui sont passées au travers. Ces personnes sont intégrées avec succès à des équipes soignantes. L'initiative va bon train un peu partout dans la Ville de Québec.
«Avec Paires aidants [c'est le nom de l'initiative] on voit à quel point il est important que ces personnes soient traitées comme des êtres humains et non pas comme des numéros dans un système déshumanisé. L'expérience de M. Vigneault prouve aussi que certaines personnes qui vivent un problème de santé mentale peuvent avoir un ascendant important sur leur guérison», témoigne M. Fontecilla.

Ateliers, danse, conférence... Les intervenants des quartiers Villeray et La Petite-Patrie ne savent pas encore quelle forme prendra leur action. Mais chose certaine, on sent la nette volonté de faire bouger les choses pour offrir aux gens aux prises avec un problème de santé mentale et à leurs proches un endroit de référence dans le secteur.

(Photo: Jacques Pharand)

Ces articles pourraient également vous intéresser

Vos commentaires

Nom complet:
(requis)


Adresse courriel:


Vos commentaires :
(requis)


Svp inscrire le mot affiché ci-dessus Impossible de lire le mot?

Svp inscrire le mot affiché ci-dessus:


La question du net

  • Fusillade dans le Vieux-Montréal: craignez-vous une hausse de la violence?
  • Oui
  • Non