Une école au service de sa communauté
Chaque année, l'école Père-Marquette prête ses lieux aux différents organismes communautaires pour faire la promotion de leurs services auprès des jeunes. Maisons de jeunes, camps d'été, organismes de lutte contre la pauvreté, la violence ou encore, en sécurité alimentaire, ils sont tous invités à collaborer avec l'école.
À Père-Marquette, on est très près du communautaire... Et pour Sylvie Ledoux, technicienne en loisirs pour la Commission scolaire de Montréal (CSDM), l'étroitesse de la relation est primordiale. Elle se charge notamment d'envoyer des invitations à l'intention des responsables d'organismes qui peuvent ainsi venir à l'école en début d'année scolaire, lors de la fête de la rentrée. « Les différents groupes sont invités à venir animer des ateliers en après-midi, dehors, sur le parc de l'école », précisait cette dernière en cours d'entretien téléphonique. La formule kiosque incluant des ateliers animés et des jeux coopératifs est, depuis plusieurs années, une bien bonne façon d'attirer les jeunes. Les organismes peuvent également revenir parler de leur mission sur l'heure du dîner, pendant l'année scolaire…
Tricoté serré
La technicienne siège pour sa part sur les deux tables de concertation jeunesse, soit celles de Rosemont et de Villeray. « On travaille beaucoup en collaboration avec les organismes de quartier. » Elle agit surtout à titre de médiatrice entre ceux-ci et l'école pour établir un contact et assurer un suivi. « Par exemple, on a un partenariat avec un organisme qui offre des cours de secourisme pour les jeunes. Aussi, si on sait que tel jeune est en difficulté, on le réfère à un organisme et on fait un suivi. Il est possible de conclure des ententes, dans le cas par exemple où le jeune en question n'a pas d'argent pour se payer le service… »
Des actions concertées
Quand des sujets préoccupants surviennent, Sylvie Ledoux assure que des actions concrètes sont entreprises à même la Table de concertation Jeunesse de Rosemont. « Beaucoup de décisions se prennent collectivement. Par exemple, nous avons eu des cas de vols d'alcool répétitifs dans les dépanneurs aux environs de l'école et des cas d'hypersexualisation lors des danses, comme ce fut également le cas pour certaines maisons de jeunes. Or, dans tous ces cas, des actions communes ont été entreprises au sein de la table et en collaboration avec le poste de quartier. » Signe que le bien-être des jeunes est le point de mire de cette étroite collaboration...
25 ans!
La Table de concertation jeunesse de Rosemont rallie des organismes pour le bien des jeunes depuis 25 ans.
Dans le cadre de cet anniversaire, le Journal de Rosemont–La Petite-Patrie vous présente un organisme membre chaque mois.
(Photo: gracieuseté)