Rosemont – La Petite-Patrie manque d'argent: l'implantation d'une taxe locale est possible
« C'est la dernière option sur la table » - Le maire, François W. Croteau
La ville centre envisage toujours de couper dans les budgets des arrondissements. Pour le maire de Rosemont – La Petite-Patrie, cette décision serait « inacceptable » et aurait « des répercussions sur les services de base. »
Si la décision est maintenue, Rosemont devrait couper 3,2 M$ dans son budget et dans son plan triennal d'immobilisations (PTI). « C'est le montant exact de notre programme de réfection routière, laisse entendre François W. Croteau. On serait donc incapable de réparer nos routes et trottoirs et d'offrir à la fois des services de qualités aux résidants. Il faudrait être très créatifs, mais c'est évident que les services de base seraient touchés ».
Pour remédier à cette éventuelle situation, l'implantation d'une taxe locale n'est pas exclue par le maire de l'arrondissement. « Mais il s'agit de la dernière option sur la table. Ce serait le dernier recours et nous allons étudier toutes les autres options avant d'en arriver à celle-ci », dit-il.
Le PTI touché
Alors que le budget 2010, qui n'est toujours pas dévoilé, est pratiquement bouclé par l'administration Croteau, c'est possiblement dans son PTI que l'arrondissement devra couper, si Montréal va de l'avant dans sa décision.
« Nos services administratifs et les investissements écoperaient avant l'implantation d'une taxe locale, affirme le maire d'arrondissement. Pour moi, il est impossible de refiler cette décision partisane à nos citoyens. »
François W. Croteau n'exclut pas la formation d'une coalition avec les autres arrondissements de l'ancienne ville de Montréal pour « mettre de la pression » sur l'administration Tremblay.