Sébastien Wolfe en action. (Photo: gracieuseté)
Sébastien Wolfe vice-champion canadien junior
Membre du Club de patinage artistique de Rosemont, Sébastien Wolfe réside maintenant à Terrebonne, s'entraîne à Contrecoeur, étudie à Sorel-Tracy, mais il est surtout médaillé d'argent en couple des Championnats nationaux juniors, tenus cette semaine à London.
Grâce à un programme long où ils ont amassé 74,59 points, le patineur de 19 ans et sa nouvelle partenaire Tara Hancherow ont en effet terminé deuxième chez les couples canadiens de niveau junior.
« C'est ma première année avec elle (Tara), alors on se disait qu'une quatrième ou cinquième place serait bonne pour nous. Je suis un petit peu surpris de cette médaille d'argent », admet Wolfe.
Au classement, les Québécois (115,61 points) ont été entourés par des couples ontariens. Margaret Purdy et Michael Marinaro (129,59) ont remporté l'or, tandis que Katherine Bobak et Matthew Penasse (112,48) ont décroché le bronze.
Avec cette deuxième place, Sébastien Wolfe a réalisé une première dans sa carrière de patineur. « C'est la première fois que je gagne une médaille en couple lors d'un championnat canadien! »
Or, l'athlète qui évolue en duo depuis trois ans, en était à sa dixième participation sur la scène nationale. S'exerçant également comme soliste, il a d'ailleurs remporté le bronze, l'an dernier, dans la catégorie novice.
Enfin la bonne partenaire?
Tara Hancherow, 14 ans, n'a pas le même bagage d'expérience que possède Wolfe. À cet effet, la stabilité n'a pas été la marque de commerce du jeune homme jusqu'à présent.
« J'ai eu de la difficulté à trouver une partenaire pendant longtemps. Ça n'a pas toujours bien fonctionné, dit-il. J'ai récemment choisi Tara en raison de sa grandeur et son âge. Elle a d'ailleurs terminé deuxième en simple au niveau pré-novice cette année. »
Préférence: le couple
Même s'il a terminé huitième en solo dans le cadre du championnat canadien senior, Sébastien Wolfe préfère se concentrer davantage sur le patinage en couple.
« J'ai pensé arrêter le simple après ma troisième place aux championnats canadiens, parce que j'aime mieux la paire. En simple, on est un peu laissé à soi-même et c'est plus exigeant. En couple, c'est plus relax et j'ai quelqu'un à qui parler sur la glace. »
Malgré son 20e anniversaire le 1er février prochain, Sébastien Wolfe soutient qu'une carrière à long terme en patinage artistique n'est pas écartée. Et la décision de choisir entre le simple et le couple pourrait attendre également. « Si on regarde les athlètes qui patinent en couple, ils atteignent leur "peak" à l'âge de 27 ou 28 ans, fait-il remarquer. Jessica Dubé et Bryce Davison ont arrêté de patiner en simple il y a seulement deux ans. »
Lorsque rejoint par téléphone, Wolfe n'a pas voulu se mouiller davantage quant à son avenir comme soliste.