«Christian Yaccarini nous a vendu un rêve», a dit Martin Cauchon, lors de la soirée. (Photo: Régent Gosselin)
Les bâtisseurs de rêve
Près de 300 citoyens réunis dans le Locoshop Angus
La cloche annonçant la pause du dîner ne résonne plus tout comme celle signalant un accident sur le site. Plus besoin non plus de rentrer à la hâte son linge à sécher sur la corde de peur que la poussière de charbon ne laisse de disgracieuses traces.
Le vide, voire la blessure profonde laissée par la fermeture des ateliers Angus du Canadien Pacifique en terre rosemontoise, en 1992, fait aujourd'hui place à un développement d'entreprises motivé par la création d'emplois reposant sur des valeurs sociales et environnementales.
L'aventure Angus a 10 ans. Le 14 novembre, les acteurs qui ont contribué à la réalisation de ce rêve et près de 300 citoyens se sont donné rendez-vous à l'occasion du bilan à grand déploiement organisé par la Société de développement Angus, la SDA.
De Bernard Landry à Martin Cauchon, en passant par Rita Dionne-Marsolais, André Lavallée et Louise Roquet, des piliers derrière le rêve Angus, tous ont été unanimes à saluer la vision et le travail de Christian Yaccarini, pdg de la SDA, et de ses acolytes.
Réalisation collective
Le Technopôle Angus est avant tout l'œuvre d'un travail collectif, a souligné André Lavallée, maire de l'arrondissement. «Jamais avant les shops Angus, comme on les appelait, le développement d'un nouveau quartier dans l'est de Montréal n'a suscité autant de débats publics et une implication de la part des citoyens, du politicien et des groupes communautaires», a-t-il argué.
«Christian Yaccarini nous a vendu un rêve; il parlait des murs, d'entreprises qui viendraient s'installer, de rues, alors qu'il n'y avait que des rails et des containers abandonnés», a raconté Martin Cauchon.
Pour Louis Roquet, président du conseil d'administration de la SDA qui a pris part aux «interminables réunions» de la première heure - tout comme Bernard Landry, ancien premier ministre du Québec qui a aussi été interpellé dès le départ de l'aventure - Angus est l'exemple que le Québec est capable de réaliser de grands projets. «Et avant le projet, il y a un rêve qu'il faut partager. Il faut y aller avec le rêve plutôt qu'avec le projet afin de
redécouvrir notre capacité à réaliser de grandes choses», a dit M. Roquet.
ministre du Québec, Rita Dionne-Marsolais, députée de Rosemont–La Petite-Patrie, André Lavallée, Gérald Tremblay, maire de Montréal et Réal Ménard, député d'Hochelaga. (Photo: Régent Gosselin)