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Journal de Rosemont / Petite-Patrie
Politique Provinciale
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Défier l’hiver

Rosemont–La Petite-Patrie prêt à passer le test

Louise Potvin par Louise Potvin
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Article mis en ligne le 28 novembre 2006 à 16:15
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Défier l’hiver
On espère améliorer la sécurité des piétons. L'administration du maire Gérald Tremblay ferait actuellement face à une soixantaine de cas concernant des piétons prétendant avoir été victimes du verglas sur son territoire. (Photo: Régent Gosselin)
Défier l’hiver
Rosemont–La Petite-Patrie prêt à passer le test
L’arrondissement se prépare à défier l’hiver. La neige et la glace peuvent bien tomber, Rosemont-La Petite-Patrie est maintenant équipé pour faire face aux intempéries. Les dix tracteurs tout neufs destinés à garder ses quelque 400 km de trottoirs bien dégagés arrivent un à un au garage municipal, rue des Carrières, ce qui portera à 16 les véhicules qui pourront, au besoin, être déployés massivement.
On triple la machinerie disponible par rapport à l'année dernière. Dans cet élan du tout pour le tout contre les hivers boîte à surprise, l'arrondissement a aussi fait l'acquisition de trois nouvelles souffleuses.

Fini les casse-tête occasionnés par les équipements fatigués, au garage, plus souvent qu’autrement? C'est ce qu'on espère avec l'arrivée de l'artillerie rutilante, des tracteurs de marque Benco, qui devraient faire le poids dans cette lutte à finir avec les trottoirs reluisants et les amas de neige encombrants.

«L’an passé, quand on avait cinq ou six «Bombardier» ¬[les chenillettes] en même temps sur le terrain, on était chanceux», indique Michel Roy, opérateur du nouveau joujou. Le Benco est plus maniable, confortable et surtout plus efficace, ajoute-t-il.
Climat à géométrie variable
Dans cette adaptation aux conditions extérieures à géométrie variable, l'arrondissement fait figure de pionnier. D’autres lui emboîtent déjà le pas: Ahuntsic a procédé à la location de quatre tracteurs Benco, le Plateau Mont-Royal aura aussi sa flotte de petits soldats sur roues. Ville-Marie a, pour sa part, annoncé l'acquisition d'une douzaine de chenillettes supplémentaires. L'onde de choc du trottoir bien dégagé se fait sentir un peu partout sur le territoire montréalais. La métropole, aux prises avec des cas de piétons mal en point, aurait peut-être avantage à regarder la stratégie rosemontoise. C'est que «Montréal a accumulé une soixantaine de poursuites de piétons qui ont eu un accident sur les trottoirs», expose Patricia Lowe, aux communications de la Ville. Difficile de dire cependant si ces personnes rendent la glace et la neige responsables de leur infortune, précise-t-elle.
«C’est un pari que l’on fait», lance André Lavallée, maire de l’arrondissement, en guise de réponse aux défis que posent déjà les aléas du climat. On corrige aussi des années de laisser-aller chez les décideurs précédents, souligne-t-il.
Des roues au lieu des chenilles
Rosemont–La Petite-Patrie a opté pour ces tracteurs de facture récente et construits à Saint-Jean-sur-Richelieu. Le petit véhicule a été mis au banc d’essai pendant trois ans à la Division de l’éclairage, de la signalisation et du marquage de l'arrondissement. Comme il est sur roues, on peut facilement imaginer qu’il pourrait éventuellement être utile à l’année.
Autre avantage pour les piétons: les tracteurs roulent moins vite que les chenillettes. En fait, contrairement aux cousins Bombardier qui ont besoin d’un certain élan pour faire leur travail, le tracteur, muni de pneus d’hiver cloutés, a une excellente adhérence sur glace. Le Benco aurait la réputation d'être moins efficace dans la neige. Faudra voir. Reste qu'il est plus efficace, «en mode tortue», résume Michel Roy.

Tous les tracteurs possèdent une pelle à l'avant et une petite benne pouvant déverser abrasifs et fondants. «Quelques véhicules pourront avoir une plus grande autonomie puisqu’on a aussi la possibilité d'ajouter une remorque avec une plus grande capacité d’abrasifs.» On améliore les temps d’intervention en réduisant les va-et-vient inutiles, fait Jacques Savard, directeur des travaux publics.

Un rajeunissement de la flotte s'imposait, tout comme un nouveau plan de match. «L’an dernier, en février, il y a eu huit épisodes de gel et de dégel, des changements de température brusques», expose André Lavallée. Cette nouvelle donne climatique demandait qu’on révise la stratégie afin d’éviter les ratés, nombreux, de l’hiver dernier.

L’arrondissement a opté pour la location: un contrat de 2,5 M$ sur cinq ans, ce qui, somme toute, ne revient guère plus cher que ce qu’il en coûtait pour rafistoler la flotte déglinguée.
Tout dépend de la météo…
Pour les fondants et abrasifs, le scénario demeure le même que par le passé: du sel pur lorsque la température est douce, de la pierre seulement pour les épisodes de froid intense. Sinon, on varie la combinaison sel-pierre, dépendant des conditions météo.
SOS tempête
Lors d’une tempête, tous les appels des citoyens sont regroupés dans un seul dossier. On relèvera ainsi plus facilement les zones problématiques sur la carte de l’arrondissement. Un numéro, celui d'Accès-Montréal: 514 872-6386.

(Photo: Régent Gosselin)

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