L'arrondissement et les cols bleus sont à rétablir les ponts via le comité chargé des relations de travail. (Photo: Régent Gosselin)
La petite histoire
En septembre, environ 75 cols bleus avaient pris le chemin du conseil d'arrondissement de Rosemont-La Petite-Patrie afin de faire valoir leur mécontentement. Ils menaçaient de récidiver à la séance suivante.
L'arrondissement avait durci le ton. De ce côté, on parle de mesures disciplinaires pour utilisation des véhicules à d'autres fins que le travail, heures de service consacrées à faire autre chose que le boulot. On parle même d'assaut sur un contremaître. Somme toute, une histoire à saveur de déjà vu.
Mais la goutte qui a fait déborder le vase tourne autour de la clope. Un contremaître aurait obligé une employée, non-fumeuse, à travailler avec des fumeurs, ce qu'elle a refusé, a raconté Michel Parent. Le supérieur aurait transgressé une loi non écrite voulant que les employés non-fumeurs n'aient pas à cohabiter avec leurs collègues taquinant allègrement le tabac dans les véhicules de la Ville, semble-t-il.
André Lavallée ne s'est pas attardé sur ce point, préférant se rabattre derrière la réglementation anti-tabac qui a préséance sur les lieux de travail.
«Depuis, nous avons tenu deux rencontres plutôt qu'une avec le syndicat afin de clarifier la situation. M. Parent s'est dit satisfait. Il faut savoir que nous avions prévu de nous réunir avant même que les cols bleus ne viennent au conseil, d'où notre étonnement.» (LP)