Communiquer!
L'arrondissement et les cols bleus ouvrent le dialogue
Il aura fallu une histoire de droit des fumeurs opposant principalement une employée col bleu et son supérieur immédiat pour faire sauter la marmite dans Rosemont-La Petite-Patrie. Une situation qui a permis de mettre au jour, outre le non-respect de la loi anti-tabac sur les lieux de travail, un problème flagrant de mauvaise communication entre l'arrondissement et ses employés.
Tous les arrondissements possèdent un comité de relation de travail. Dans Rosemont–La Petite-Patrie, «la volonté» pour que cette instance fasse son boulot n'était pas au rendez-vous, a déclaré en entrevue téléphonique Michel Parent, président du syndicat des cols bleus.
Les tensions allaient en grandissant; plusieurs inconforts n'arrivaient même pas aux oreilles de Paul Bourret, directeur de l'arrondissement, a ajouté le président du syndicat. «Le climat était devenu malsain, a-t-il résumé. On travaille maintenant avec l'arrondissement pour corriger le tir.»
Pas au conseil!
André Lavallée, maire de l'arrondissement, n'a pas du tout apprécié l'arrivée massive des travailleurs en pleine séance du conseil, tout récemment. «Ce n'est pas l'idéal, mais on en était rendu là », a riposté Michel Parent.
Sur ce point, André Lavallée s'est montré intraitable. Ce n'est pas l'endroit pour régler les conflits et jamais il ne se pliera à ce genre de chantage, a-t-il dit en substance. «Nous avons depuis ouvert les discussions avec M. Parent qui s'est dit satisfait.»